Boucle de Thakhek

road trip dans la campagne du Laos

Il y a deux boucles majeures à réaliser en moto au Laos : la boucle des Bolovens et la boucle de Thakhek. Nombreux sont les voyageurs à réaliser les deux lors de leur séjour. Nous souhaitions nous concentrer uniquement sur une seule et avons choisi celle de Thakhek car les avis sont unanimes : elle serait plus authentique, moins touristique et les paysages plus impressionnants. Nous gardons un excellent souvenir de notre boucle en moto à Ha Giang, au nord du Vietnam et avons donc hâte de renouveler l’expérience !

Jour 1 : mercredi 1er novembre 2017

De Vientiane à Thakhek

7.3 km

Après quelques jours passés à la capitale, nous montons à bord de l’unique VIP Bus de la journée. Le départ se fait à la gare sud de Vientiane à 13h00. Le service de pick-up est évidemment en retard et nous nous retrouvons à littéralement sauter dans le bus qui roule déjà pour rejoindre Thakhek. Nous craignions que le VIP Bus soit un bus local customisé : le bus est finalement propre, les sièges sont confortables et chacun y a une place assise.

Le bus ne fait aucun arrêt et nous arrivons à destination à 18h30, soit avec seulement 30 minutes de retard sur l’horaire prévu.

Nous avons choisi de loger au « Villa Thakhek », situé à un peu moins de 3 kilomètres de la gare de bus, mais à un peu plus de 3 kilomètres du centre-ville. Cet hôtel partage la réception du célèbre « Thakhek Travel Lodge » qui est, selon les dires, LE lieu de rendez-vous des loopers. Ce n’est que par hasard que nous le découvrons mais préférons l’atmosphère cozy de notre bungalow au Villa Thakhek.

Pour dîner, il n’y a pas grand-chose autour de l’hôtel : le Thakhek Travel Lodge propose quelques plats pour 20,000 LAK, mais nous préférons dîner dans un petit restaurant, le Vannida. Benjamin veut, comme tous les soirs depuis que nous sommes arrivés au Laos, manger du Laap. Nous n’en trouvons pas sur la carte alors il décide de demander à la cuisinière s’il est possible de nous en préparer. Cette dernière ne comprend pas ce qu’il veut manger lorsqu’il lui dit « Do you have Laap ? ». Après lui avoir montré une photo, elle s’exclame « Ah Laaaaap ? ». Tout n’était qu’une question de prononciation !

Jour 2 : jeudi 2 novembre 2017

Boucle journée 1 : Thakhek à Tha Lang

121 km

Comme nous sommes arrivés tard hier soir, nous n’avons pas pu réserver une moto. Le loueur le moins cher, appelé Wang Wang , se situe en centre-ville et nous n’avons pas l’envie de nous y rendre à pied de bon matin. Juste à côté de notre hôtel, il y a un loueur dont le nom nous fait rire : il s’appelle « Pokémon Go » et colle des autocollants à l’effigie de Pikachu à l’avant des motos. Ce loueur propose les semi-automatiques à 70,000 LAK normalement, mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’il baisse le prix à 60,000 LAK par jour, casque inclus et garde des bagages inutiles pendant la boucle.

Ravis, nous prenons la direction du centre-ville afin de prendre notre petit-déjeuner. Nous nous arrêtons sur un petit stand de rue où une gentille madame prépare des sandwichs au pâté : cela fait 6 mois que nous n’en avons pas mangé et les yeux de Benjamin brillent devant l’étal. C’est donc un délice et une journée qui commence très bien !

Ce n’est qu’à 11h00 que nous prenons la route pour notre première journée de boucle : l’objectif est de dormir ce soir à Tha Lang. Dès les premiers kilomètres, nous décidons de visiter deux grottes dont l’entrée est gratuite : la Xieng Liap et la Tham Sa Pha In. Dans la première, les visiteurs qui nous ont précédé nous indiquent qu’il y a un gros serpent qui s’y promène : son accès y est donc limité. Quant à la seconde, le chemin de terre inondé la rend inaccessible suite aux intempéries.

Tant pis, nous poursuivons notre chemin sur la route goudronnée dans un bon état. Nous rencontrons de nombreux motoculteurs qui semblent être LE véhicule branché de la région. Nous mettrons cinq heures à faire les 121 kilomètres qui nous séparent de notre destination en faisant quelques arrêts photos sur la route.

Si le paysage est plutôt agréable avec en toile de fond des pics karstiques, il n’est pas non plus extraordinaire. On nous avait vendu de l’authenticité, nous ne voyons surtout que des poteaux et fils électriques, des énormes barrages et de nombreux camions.

Tha Lang est un tout petit village où deux guesthouses principales se partagent le marché : la Sabaidee et la Phosy. Si la première est réputée pour son animation, son barbecue à volonté et ses pains au chocolat, la seconde est, elle, située au bord de l’eau dans une atmosphère plus calme. Nous avons donc choisi cette dernière et apprécions notre bungalow ainsi que le repas délicieux servi dans la soirée [30,000 LAK pour un Laap ; 15,000 LAK pour une soupe ; 10,000 LAK pour une bière].

La température est rapidement descendue et nous rentrons vite nous mettre au chaud !

Jour 3 : vendredi 3 novembre 2017

Boucle journée 2 : Tha Lang à Konglor

160 km

Nous avons fait l’impasse sur le lever du soleil ce matin et au réveil, nous sommes surpris par le vent violent. Après le petit-déjeuner, nous ne tardons donc pas à prendre la route, certains que cette météo va nous ralentir dans le périple qui nous attend aujourd’hui : rejoindre Tha Lang au village de Konglor, situé à 151 kilomètres de là.

La première portion, de Tha Lang au pont de Namnian, se fait à travers le paysage tout à fait impressionnant du réservoir de la rivière Nam Theun. Nous y observons quantité d’arbres morts plongés au milieu de l’eau.

Cela donne au paysage un côté mélancolique : toutefois, celui-ci n’a rien de naturel ! En effet, le réservoir a été créé afin de développer l’activité hydro-électrique de la région via la construction d’un barrage. Les terres ont donc été inondées délogeant les populations et détruisant la faune et la flore.

Nous entamons ensuite la deuxième portion de route qui nous conduit, à présent à travers les terres, jusqu’à Lak Sao. Nous faisons un rapide arrêt en bord de route pour admirer cinq statues de Bouddha gravées dans de la roche. L’ensemble est plutôt impressionnant. Impossible de savoir pourquoi ces sculptures ont été réalisées à cet endroit précis.

Ensuite, nous nous arrêtons au temple de Lak Sao. Au départ, nous voulions seulement faire cet arrêt pour nous reposer quelques minutes, surtout reposer nos fessiers endoloris par l’inconfort de notre moto. Cependant, nous avons finalement beaucoup apprécié cet endroit. Nous nous y sommes promenés et avons observé le tambour de la Tour de l’Horloge ainsi que ses statues et ses dorures. Nombreux sont les jeunes gens que nous y avons croisés, ce lieu semblant être un espace communautaire d’importance dans la bourgade.

Sur troisième portion de Lak Sao à Phontan, nous voyons apparaître, petit à petit en arrière-plan, des pics karstiques. Il est presque 16h00 et nous commençons à être fatigués par le trajet : nous décidons ainsi de ne pas marquer l’arrêt aux Cool Springs, les températures fraîches empêchant de toute manière la baignade. Nous poursuivons ainsi jusqu’au village de Nahin, dernière étape avant de bifurquer sur la route en direction de Konglor.

Si les trois portions de route précédentes étaient toutes goudronnées et dans un excellent état, il n’en est pas de même pour cette dernière portion de 36 kilomètres où les nids-de-poule s’enchaînent. Toutefois, le sublime paysage qui s’offre à nous, nous fait oublier nos douleurs. Il faut avouer que nous avons eu un peu peur au départ en découvrant une énième centrale électrique et ses poteaux gigantesques longeant la route principale.

C’est en traversant les villages que nous découvrons les montagnes à la roche striée, comme posées au milieu des pâturages et des rizières. Le soleil décline en cette fin de journée et nous offre une luminosité extraordinaire pour découvrir le panorama.

Nous atteignons enfin le village de Konglor après six heures de route. Nous avions fait une réservation dans une guesthouse du village. Il y en a un peu moins d’une dizaine et avons choisi la Khounmee guesthouse, qui propose des bungalows fraîchement construits et dont la vue sur les rizières et les montagnes est exclusive. Nous sommes aux premières loges pour admirer le travail dans les champs.

Chaque guesthouse possède un petit restaurant et nous dînons à celui du Konglor Eco Lodge car après avoir épluché tous les menus, cela semble être celui qui propose les prix les plus compétitifs [20,000 LAK l’assiette de noodles à la viande ; 30,000 LAK pour un Laap].

Jour 4 : samedi 4 novembre 2017

Boucle journée 3 : Repos à Konglor

9.1 km

Nous avons décidé de couper la boucle en deux en restant deux nuits dans le petit village de Konglor. Ainsi, nous n’avons pas à faire de moto aujourd’hui, seulement à profiter de la paisibilité du lieu. De très violentes rafales de vent ont soufflé dans la région cette nuit, si bien que l’ensemble du réseau électrique ainsi que l’eau ont été coupés de 8h00 à 17h00.

Nous décidons de prendre notre temps pour petit-déjeuner, puis nous nous promenons dans le village. Les rues sont désertées par les touristes que nous avons tous vu partir, à la première heure, visiter la grotte de Konglor. Les locaux sont à leurs occupations ou au travail. Les enfants, qui n’ont pas école aujourd’hui, jouent dans les rues et dans les champs, notamment au ballon ! Le terrain de foot de Konglor est sûrement le seul au monde à bénéficier d’une telle vue ! Pendant ce temps, nous rencontrons trois jeunes garçons qui nous montrent leurs prouesses au jeu de dames, avec les règles locales.

Nous continuons le tour du village en passant à travers champs et rizières : il est impressionnant de constater que le travail agricole s’effectue encore  « à l’ancienne ». La seule ressource moderne dont les locaux semblent rafoler est le motoculteur : pour le reste, un buffle et de l’huile de coude semblent suffisant !

Ce n’est qu’à 12h00 que nous rejoignons l’entrée du parc de la grotte de Konglor [15 minutes à pied depuis le village sinon, parking moto payant] avec pour idée d’être seuls sur le site. En effet, les loopers effectuent cette visite de bonne heure pour pouvoir repartir ensuite. De plus, il est l’heure de déjeuner pour les touristes prenant part aux excursions à la journée en provenance de Thakhek.

S’il n’y en avait qu’une seule grotte à visiter dans la région, c’est bien celle-ci. En effet, la grotte de Konglor est l’activité majeure de cette boucle en moto.

Nous nous acquittons du droit d’entrée dans le parc de 2,000 LAK puis, nous achetons le ticket pour le bateau, qui est plutôt une barque [110,000 LAK pour un bateau 1 personne – 120,000 LAK pour un bateau deux personnes – 130,000 LAK pour un bateau trois personnes]. Il est obligatoire de porter des tongs, qui sont prêtées pour ceux qui sont en chaussures. On nous remet également à chacun un gilet de sauvetage et une lampe frontale.

Notre guide nous accompagne jusqu’à notre bateau et c’est parti pour l’exploration. Il y a deux sens de visite, si bien que nous nous retrouvons seuls au milieu de la cavité plongée dans un noir profond. C’est donc cela la particularité de la grotte de Konglor : nous naviguons sur une rivière souterraine, longue de 7 kilomètres, dans le noir !

Le bruit du moteur du bateau résonne dans l’immensité du lieu dont nous découvrons les parois au seul faisceau de notre lampe frontale. La roche éclairée au ras de l’eau nous offre de magnifiques reflets lumineux : nous ne distinguons presque pas le vrai de l’illusion d’optique. Il est très difficile de se représenter les volumes de la grotte dans les ténèbres et cela rend le lieu d’autant plus mystérieux. Benjamin se croit dans l’attraction « Pirates des Caraïbes » du parc d’attraction Disneyland Paris, surtout lorsque nous glissons sur quelques petites rapides.

Nous faisons un arrêt pour traverser une portion à pied. Cette dernière est normalement éclairée via un système de minuteur : l’électricité n’étant toujours pas revenue, nous continuons l’expédition avec notre lampe frontale. Nous observons ainsi les stalactites et stalagmites.

L’excursion dure deux heures et demi car nous traversons la grotte dans un sens, puis nous la retraversons dans l’autre. Nous sommes impressionnés par le niveau de précision de notre guide : il slalome entre les rochers présents dans l’eau et se repère uniquement grâce à une lampe. Le niveau de l’eau est par endroit très bas et nous devons sortir du bateau pour traverser dans l’eau fraîche.

Nous sommes donc finalement conquis par cette activité incontournable au Laos, dont le prix payé vaut réellement le coup !

En attendant que l’électricité revienne, nous profitons de la vue depuis notre terrasse puis terminons la journée autour d’un Laap, plat traditionnel à base de viande hachée.

Jour 5 : dimanche 5 novembre 2017

Boucle journée 4 : Konglor à Nahin

50 km

Depuis la veille, le wifi n’est toujours pas revenu au village de Konglor que nous quittons, après un dernier tour dans le village en fin de matinée. Nous nous retournons et pouvons ainsi observer une réplique des célèbres « Portes du Mordor » du Seigneur des Anneaux. Benjamin les cherchait depuis plusieurs jours tandis que je me demandais bien à quoi cela pouvait ressembler.

Le vent, lui, est toujours bien présent et la température est toujours aussi basse. La pluie vient rapidement s’ajouter au duo précédent, nous obligeant à nous arrêter et nous abriter sous une étable servant à stocker le foin. Les petits cochons que nous rencontrons en bord de route, ne sont ni perturbés par notre présence, ni par le temps. Heureusement, nous n’avons que 50 kilomètres à parcourir pour rejoindre notre point de chute pour la nuit : la Sanhak guesthouse, située dans le village de Nahin. Ici, nous avons de nouveau accès à un très faible réseau internet, ce qui nous permet de découvrir que le typhon Damrey vient de toucher le Vietnam, pays voisin du Laos. Il serait la tempête la plus violente ayant touchée ce premier pays depuis plusieurs décennies. Ainsi, c’est bien ce phénomène climatique qui a touché également la région de Thakhek.

Le temps est tellement gris et incertain, que nous passons la fin de journée dans le restaurant ouvert sur l’extérieur de notre homestay, telle une mauvaise journée d’automne. Il ne nous reste qu’à dîner tôt et à nous reposer afin d’être en forme pour la dernière portion de route qui nous attend demain.

Jour 6 : samedi 6 novembre 2017

Boucle journée 5 : Nahin à Thakhek

156 km

La météo est un peu meilleure lorsque nous quittons le village de Nahin à 11h15. L’objectif est de rejoindre Thakhek en milieu d’après-midi. Nous faisons un arrêt au point de vue Limestone, d’où nous pouvons admirer un panorama sur les pics karstiques à la roche saillante. Nous n’y apercevons pas d’ici, au grand regret de Benjamin, les portes du « Mordor » car l’atmosphère est trop polluée.

Le reste de la route n’a que peu d’intérêt à part d’y observer des cours d’eau asséchés, des centrales électriques et des entreprises de construction chinoises.

De retour à Thakhek, nous avons un sentiment mitigé : il est vrai que sur certaines portions, les paysages sont très beaux et la grotte de Konglor a un réel intérêt. Toutefois, nous avons été réellement surpris par l’incroyable développement industriel de la région. Avant de réaliser la boucle, nous avons consulté de très nombreux blogs vantant les mérites de ce tour en moto mais aucun ne faisait état de ce constat écologique désastreux. La région est traversée par des lignes électriques, les cours d’eau sont asséchés à cause des barrages, le réservoir de la rivière Nam Theun résulte d’une inondation des terres : ce paysage mélancolique d’arbres morts n’est rien d’autre qu’une destruction de la faune et de la flore par l’Homme. Difficile donc de faire totalement abstraction de cette réalité et de nous extasier : l’adjectif « authentique » ne nous semble donc pas approprié pour décrire et promouvoir la boucle en moto de Thakhek.

Nous passons une dernière nuit à Thakhek avant de partir le lendemain pour Paksé.

Quel itinéraire ?

Nous avons réalisé les 487 kilomètres de cette boucle en 5 jours / 4 nuits [la durée classique est de 4 jours / 3 nuits], afin de profiter une journée supplémentaire de la destination phare de la boucle : Konglor.

Quel budget ?

Hébergement : 682,000 LAK soit 34%
Nourriture : 603,000 LAK soit 30%
Moto : 300,000 LAK soit 15%
Bus : 230,000 LAK soit 11%
Activités : 124,000 LAK soit 6%
Essence : 83,000 LAK soit 4%

2,022,000 LAK de budget pour deux personnes pour la totalité du séjour à Thakhek. Pas de panique pour retirer de l’argent : il y a des distributeurs tout au long de la boucle.

Analyse Budgétaire
By | 2017-11-24T08:29:13+00:00 19 novembre 2017|Laos|

4 Comments

  1. Morgane 29 novembre 2017 at 20 h 54 min - Reply

    Hello !

    Lire votre périple et vos commentaires me rappellent mes périodes là bas. Le Laos est un pays que j’ai adoré et c’est un peu déçue que je lis votre constat en demie teinte. J’ai travaillé à Nam Theun en 2013 et je crains qu’en 4 ans ça ait effectivement énormément changé et la Chine y contribue pour une grande partie…
    J’aurai sans doute la même réaction que vous si j’y retournai 4 ans après, le pays bouge si vite…

    Pour ce qui est de l’impact écologique de nam theun, j’aurai apprécié que vous preniez plus le temps de vous documenter, c’est parmi les projets « les plus propres » en terme d’accompagnement des populations déplacées pour le barrage. Je ne parle meme pas des controles de qualité de l’eau, du suivi des espèces présentes et autres. Certes j’y ai bossé donc je défends le sujet qui me tient à coeur, mais cette centrale permet aussi au Laos de se sortir un peu de sa « pauvreté » … (On a aussi noyé des vallées en Savoie en 1930 quand les centrales se sont construites… :))

    Bonne fin de voyage à vous 🙂 !

    • Ben & Marion 30 novembre 2017 at 13 h 48 min - Reply

      Bonjour Morgane et merci pour ton commentaire 🙂

      Comme tu as déjà pu le lire, pour nous il y a eu une part de déception liée aux traces béantes laissées par l’homme dans ce joli coin de pays. Le Laos a ouvert ses portes aux chinois et à d’autres investisseurs étrangers afin, effectivement, de se sortir d’une certaine pauvreté. Mais à quel prix ?

      Les lignes électriques et les pylônes sont démultipliés, les cimenteries dévastent les reliefs environnants, de gigantesques routes sont construites pour assurer la circulation des semi-remorques… En comparaison, on peut effectivement être émerveillé par la beauté mélancolique du réservoir, ce qui était notre cas.

      Concernant l’aspect « documentation » de cet article (et nos articles d’un point de vue général) : nous accordons un temps et une énergie importante à l’Etat de l’Art. C’est pour nous primordial de ne pas raconter des âneries et appuyer nos écrits sur des faits. Ainsi, ce qui semble être un projet propre aux yeux de quelqu’un ayant travaillé pour cette centrale, nous semble à la fois controversé d’un point de vue développement durable humain et écologique. Quant au fait que cela sorte le Laos de la pauvreté : certes la dimension économique est palpable, mais pas certain que cela ait profité majoritairement aux locaux. Plutôt à EDF et au gouvernement Laotien.

      Voici deux sources prises au hasard dans celles que nous avons utilisées. Un article du Monde datant de 2007 et un autre de Multinationales, beaucoup plus récent.

      Enfin, et pour conclure sur ce sujet : ce n’est pas parce qu’un projet similaire a été conduit dans les années 30 en France que cela lui donne une caution écologique ou politique. Pas certain qu’on ne s’en morde pas les doigts un jour de vendre notre âme pour une énorme poignée de dollars.

      Bref, on va de ce pas découvrir ton blog et ton Amour pour le Laos : les photos du « meilleur du Laos » sont en tout cas superbes et promettent pour la suite de notre lecture. A bientôt, ici ou ailleurs 🙂

  2. Premier Vol 4 mars 2018 at 12 h 34 min - Reply

    Merci pour tous ces précieux conseils
    Nous préparons à notre tour la boucle, nous devrions attaquer d’ici 2/3 jours…
    À bientôt !
    Aurore & Batien

    • Ben & Marion 5 mars 2018 at 8 h 11 min - Reply

      Merci à tous les deux ! On espère que vous allez en profiter ! N’hésitez pas à partager ensuite avec nous votre expérience !
      Ben & Marion

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