Katmandou

la renaissance après le chaos

Jour 1 : samedi 10 juin 2017

Le bus trompe la mort !

13.5 km

Après presque vingt jours passés dans la région de Pokhara, nous prenons un bus [700 roupies par personne] à 7h30 en direction de la capitale : Katmandou. Dans notre planning prévisionnel, nous ne devions pas passer autant de temps à Pokhara : notre coup de cœur pour cette ville nature et les retours plutôt négatifs que nous avions entendus sur Katmandou, nous avaient incités à changer nos plans.

204 kilomètres séparent les deux villes mais le trajet est infernal tellement celui-ci est long ! Il ne s’agit que de routes étroites de montagne où les bus et les camions tentent de se croiser non sans quelques difficultés. Les véhicules se doublent sans visibilité ce qui engendre quelques accidents et nous observons plusieurs camions renversés sur le bas-côté ! Rassurant non ? Surtout lorsqu’il se met à pleuvoir.

Le bus fait de nombreux arrêts tout au long du chemin et lorsque nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de kilomètres de notre destination, nous nous réjouissons trop rapidement. Il nous faudra prêt de 2h30 pour accéder au centre-ville de Katmandou à cause d’un rétrécissement de voie.

Nous débarquons dans le quartier de Thamel, le quartier touristique, où se trouve notre hôtel. Nos premiers pas nocturnes dans les rues nous conduisent jusqu’au Fren’s Kitchen où nous dînons dans une petite cour au calme. Nous sommes agréablement surpris par l’atmosphère du quartier et nous sentons rassurés.

Jour 2 : dimanche 11 juin 2017

Visite à pied de Katmandou

12 km

Après un très copieux petit-déjeuner au Mantra Hotel, nous partons à pied dans les rues de Katmandou. Ces dernières ne sont que très peu animées en ce début de journée et nous en profitons donc pour flâner et y prendre nos premiers repères. Les séquelles du désastre du 25 avril 2015 [ndlr : une série de séisme d’une magnitude de 7.9 faisant plus de 8,000 morts] sont encore quelque peu omniprésentes : on trouve encore des façades marquées, des chaussées difformes et des structures métalliques permettant à certains immeubles de ne pas s’effondrer. L’atmosphère est très poussièreuse et de nombreux locaux portent des masques afin de pouvoir respirer plus sainement.

Nous rejoignons ensuite le quartier de la vieille ville où nous pénétrons dans l’enceinte du Durbar Square. Il est demandé un droit d’entrée de 1,000 roupies par personne pour pouvoir se promener dans ces rues qui abritent les différents temples de la ville construits entre le 12ème et le 18ème siècle. C’est également l’endroit où les rois népalais étaient couronnés et jusqu’au 20ème siècle, le Durbar Square était leur demeure. Les locaux y déambulent sans problème car l’espace n’est pas clos mais les gardes veillent à ce que les touristes s’acquittent bien de la taxe d’entrée. En échange, ils nous offrent un joli badge à porter autour du cou.

Le site est assez impressionnant. Toutefois, il serait mentir que de dire qu’il est bien préservé. En effet, de nombreux temples et bâtiments ont été détruits suite au tremblement de terre d’avril 2015. Néanmoins, les népalais ont entamé des travaux de rénovations.

Nous commençons la visite par le Kumari ghar, bâtiment construit en 1757, où vit recluse et entourée de prêtres la « Kumari ». Il s’agit de l’unique déesse vivante au monde, réincarnation de la déesse Durga et représentée par une fillette de la caste des Newar [ethnie fondatrice de la vallée de Katmandou]. Une drastique sélection est réalisée car la fillette âgée de 2 à 4 ans doit posséder 32 critères établis par le dernier roi Malla de Katmandou. De plus, elle est soumise à plusieurs rituels avant d’être nommée « Kumari ». Lorsque qu’elle atteint l’âge de la puberté, la jeune fille est remerciée et renvoyée auprès de sa famille. Un nouveau processus de sélection est alors engagé.

Nous pénétrons ensuite dans le palais Hanuman Dhoka dont la porte dorée est gardée par deux statues de lion ainsi que par une statue d’Hanuman, dieu hindou représenté sous la forme d’un singe. Fait étonnant, elle est entourée de ses congénères vivants.

Enfin, le Kal Bhairav, grande image de pierre représentant la déesse Shiva sous sa forme destructrice, est extrêmement impressionnant. Les fidèles se pressent devant pour lui faire des offrandes.

Après deux heures de promenade dans les temples, nous prenons la direction du stupa Swayambhunath [200 roupies par personne]. Situé sur une colline à l’ouest de la ville, nous y accédons par un long escalier. Construit au 5ème siècle, il s’agit d’un des plus anciens sites religieux du pays. Le stupa blanc est magnifique et est entouré de plusieurs temples, musées, échoppes de souvenirs et statues. Il offre de plus une vue assez incroyable sur l’ensemble de la ville.

Sur les quatre faces du stupa sont représentés les yeux de Bouddha. Il ne s’agit pas d’un regard sévère ni de jugement, mais plutôt la représentation de son omniscience. Le symbole qu’il est possible d’associer à un nez est en réalité le chiffre « un » népalais, représentation de l’unicité de Bouddha. Enfin, entre ses yeux est représenté un tika. Cette marque traditionnellement rouge est portée par la majorité des hindous.

Jour 3 : lundi 12 juin 2017

Deuxième jour de visite de Katmandou

7.5 km

Nous partons toujours à pied en direction du stupa de Bodnath situé à l’est de la ville près de son aéroport. Le stupa datant du 14ème siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un des plus grand au monde. Après une heure et demi de marche, nous décidons d’accéder au site par l’arrière : aucun garde n’est présent dans la guitoune où sont vendus les tickets [250 roupies par personne], nous ne pouvons donc payer l’entrée.

Le stupa a été fortement détruit lors du tremblement de terre de 2015. Un mois après, les travaux de rénovations ont été lancés pour un budget de 230 millions de roupies et ceux-ci se sont terminés il y a peu. En effet, l’inauguration a eu lieu le 15 novembre 2016.

Il est coutume de toujours réaliser le tour des stupas dans le sens des aiguilles d’une montre et nous ne voulons pas déroger à la règle ! Nous observons les drapeaux de prières ici encore qui flottent au vent. Il s’agit plus particulièrement de « loungtas », signifiant « chevaux du vent », sur lesquels sont rédigés des prières. Ils sont de cinq couleurs : bleu, blanc, rouge, vert, jaune ou orange. Selon le bouddhisme tibétain, le vent disperse les mantras imprimés dessus et les transmet à tous ceux qu’il rencontre sur son passage.

Depuis la fuite du Dalaï Lama en 1959 du Tibet, de nombreux tibétains en exil se sont installés dans le quartier autour du stupa. Les petits immeubles d’architecture typique l’encerclent.

Après une heure de visite, nous reprenons le chemin en sens inverse et nous rejoignons en milieu d’après-midi, le Garden of Dreams ou « jardin des rêves » [200 roupies par personne]. Récemment rénové après avoir été laissé à l’abandon, il s’agit d’une oasis de paix situé à l’entrée du quartier de Thamel. Le jardin n’est pas bien grand : nous en faisons donc vite le tour en admirant la flore luxuriante. Ouvert de 9h à 22h, nous y flânons quelques heures afin de profiter du soleil et du calme.

Nous dînons au Yangling restaurant dont la spécialité est les momos. Nous en commandons donc un assortiment et nous régalons.

Jour 4 : mardi 13 juin 2017

Visite de Bhaktapur

9.3 km

Ayant trois jours de visites à Katmandou, nous avons décidé d’en consacrer un à la visite de la ville de Bhaktapur, située à 13 kilomètres à l’est de la capitale. Nous prenons un bus local à la station « Bhaktapur Bus Station » : le bus se remplit vite et démarre donc alors que nous sommes à peine assis. Le trajet dure 45 minutes : sans aucun doute, celui-ci est plus long qu’en taxi mais il est considérablement moins coûteux [50 roupies aller-retour par personne].

Le bus ne nous dépose qu’à quelques rues de l’entrée du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. A chaque rue permettant d’y accéder, un agent siège à l’intérieur d’une guitoune et veille au paiement par les touristes de la taxe d’entrée de 1,500 roupies. A première vue, ce tarif élevé nous avait un peu refroidi et nous hésitions à effectuer cette visite. Nous avions peur que le site soit très détruit. Finalement, avec du recul, la visite vaut réellement le coût !

La construction de Bhaktapur remonte au 8ème siècle et la ville devient la capitale du royaume népalais entre le 12ème et le 18ème siècle. Celle-ci fait partie avec Patan et Katmandou des trois anciennes cités médiévales de la région. Les bâtiments de Bhaktapur ont subi de nombreux dégâts suite au tremblement de terre de l’année 2015 mais contrairement aux deux autres cités, elle est la plus épargnée. La majorité des temples du Durbar Square ont été détruits mais contrairement à celui de Katmandou, leur reconstruction est déjà entamée et nous pouvons observer les ouvriers à l’œuvre.

Nous rentrons sur le site par l’est et nous dirigeons vers la place Dattatraya. Elle abrite un temple dédié à Shiva qui s’avère être également le plus ancien de la ville. Une équipe de cameramen est en train d’y réaliser un clip musical et nous prenons plaisir à observer l’acteur dont le jeu est plutôt mauvais.

Nous poursuivons ensuite vers la place Taumadhi, deuxième place la plus importante de la ville. Les temples rectangulaires aux toits multiples sont magnifiques et côtoient les échoppes de marionettes. Notre préférence va au temple dont l’entrée est gardée par huits statues de pierre représentant gardes et animaux sacrés.

La place Durbar est la place principale qui abrite le plus de palais et temples. Néanmoins c’est dans ce lieu que les bâtiments sont les plus détruits suite au tremblement de terre. Ce qui nous impressionne le plus est le classement méticuleux des différentes pierres sculptées qui ont pu être sorties des décombres.

Enfin, nous déambulons à travers les petites rues transversales où vit la population. Contre les façades de nombreuses maisons, de longues bûches sont apposées afin de les maintenir droite. Nous débouchons enfin sur la place des potiers où une multitude de poteries sèchent au soleil.

Après deux heures de visite, nous reprenons le bus en direction de Katmandou. Nous mangeons une dernière fois des momos au Fren’s Kitchen en début de soirée : il s’agissait déjà de notre dernière journée au Népal !

en un clin d’oeil…

Où dormir ?

MANTRA HOME

Classé #98/198 sur tripadvisor

17 € la nuit en chambre double avec salle de bain privative et petits-déjeuners inclus. Très bon rapport qualité-prix !

Commentaire Tripadvisor

Où manger ?

Nous avons découvert un petit coin de paradis dans les rues de Thamel : le Fren’s Kitchen. Situé dans une très agréable petite cour, la nourriture y est délicieuse ! Ticket moyen pour deux : 600 NPR. Pour déguster d’excellents momos, nous recommandons le Yangling restaurant.

Comment s'occuper ?

Durbar Square KTM
Quartier de Thamel
Stupa Swayambhunath
Stupa de Bodnath
Garden of dreams
Site de Bhaktapur
Site de Patan

Combien ça coûte ?

Bus Pokhara → Katmandou : 700 NPR
Bière : 300 NPR
Eau : 20 NPR
Durbar Square : 1,000 NPR
Site de Bhaktapur : 1,500 NPR

By | 2017-07-04T16:29:33+00:00 22 juin 2017|Népal|

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