Abel Tasman

faune & flore du parc national

Après deux jours dans la région des Malborough Sounds, nous poursuivons notre route pour rejoindre le parc national Abel Tasman. [Re]découvrez la première partie de notre road trip de 26 jours en van : notre arrivée à Auckland, puis la traversée de l’île du nord.

Jour 10 : dimanche 1 avril 2018

Dimanche de Pâques à Nelson

106 km

Le ciel est d’un gris intense ce matin alors nous ne traînons pas au camping et roulons en direction de la ville de Nelson. Après seulement quelques virages, nous sommes étonnés de découvrir un grand ciel bleu : décidemment, la météo change vite en Nouvelle-Zélande et peut-être très différente d’un vallon à un autre.

Nous avons décidé d’y passer la journée afin d’y réaliser quelques tâches ménagères comme une machine à laver. Seulement, nous n’avions pas pensé au fait que la majorité des commerces serait fermée le dimanche de Pâques… Nous trouvons toutefois notre bonheur dans une laverie automatique ouverte 7/7.

Lorsque tout est sec et rangé, nous déambulons dans les rues plutôt désertées du centre-ville mais tout à fait charmantes. Nous traversons ensuite le Queen’s Gardens, un petit parc où les canards se prélassent sur l’eau de la rivière et où le jardin de rose y est très bien entretenu.

Cela nous permet de poursuivre jusqu’au pied de la colline Botanical Hill. Plusieurs sentiers de randonnées permettent de découvrir l’endroit : nous empruntons celui qui permet d’accéder au sommet, en une vingtaine de minutes en sous-bois.

Arrivés au sommet, nous découvrons une sculpture ainsi qu’une place qui marque le centre de la Nouvelle-Zélande. Cet endroit est aujourd’hui plus un symbole que le réel centre du pays. En effet, les calculs de l’époque ne prenaient pas en compte la totalité du territoire qu’occupe à ce jour la Nouvelle-Zélande. La vue y est en tous les cas très impressionnante car s’étend devant nous les maisons de Nelson, son port, la mer et en arrière-plan : les côtes du parc national Abel Tasman. Le détour était donc très intéressant!

Lorsque nous décidons d’entamer la descente, nous remarquons quelque chose de très étrange : la montre de Benjamin affiche 14h42, tandis que mon téléphone, lui, affiche 13h42. Mystère résolu, il n’y a finalement rien de bizarre à cela : la Nouvelle-Zélande est tout simplement passée à l’heure d’hiver dans la nuit. Ainsi, le jour ne tombera plus à 20h00 mais à 19h00 à présent : nous allons donc devoir adapter notre rythme à ces nouveaux horaires !

Nous prenons la route du camping : ces derniers ne sont pas donnés dans la région d’Abel Tasman mais nous en avons trouvé un gratuit à seulement 26 kilomètres de Kaiteriteri. Toutefois, suite aux mauvaises conditions climatiques des mois précédents, le terrain est plutôt saccagé et les arbres ne tiennent plus tous debout. L’endroit est très fréquenté, même de bonne heure, car nombreux sont les PVTistes qui vivent dans leur van et travaillent dans les nombreux vergers environnants : et ils sont plutôt très bruyants ! Nous trouvons une place au bord de la rivière et profitons de l’accalmie de sandflies pour le reste de la soirée.

Gratuit

Terrain accidenté en bord de rivière et en lisière de forêt, bien trop fréquenté et plutôt sale

Toilettes inutilisables et poubelles non ramassées depuis des jours lors de notre passage

Si à première vue l’endroit fait rêver, c’est sans compter sur la surpopulation de PVTistes et autres travailleurs vagabonds qui s’approprient les lieux à partir de 17h00.

3 NZD pour obtenir une clé, 2 NZD la dose de lessive, 4 NZD le lavage en machine et 4 NZD le séchage

Pas de piscine, ni de douches ; il y a des toilettes publiques à quelques dizaines de mètres, dans le « Victory Square »

Jour 11 : lundi 2 avril 2018

Croisière et Randonnée

49 km

Le parc national Abel Tasman est le plus petit parc national du pays, cependant il vaut tout de même le détour car il offre une grande diversité de paysages. Nommé en l’honneur du premier explorateur à avoir découvert la Nouvelle-Zélande en 1642, son accès n’est pas difficile mais il est plutôt limité. En effet, une seule route permet un accès au nord, sur la plage de Totaranui. Sinon, la grande majorité des visiteurs y accède via la mer. De nombreux water-taxis ou bateaux proposent de les déposer sur les plages des différentes baies, mais c’est toutefois bien le kayak qui a, ici, la cote ! Si ces activités ont un coût non-négligeable, des promotions sont cependant disponibles sur Bookme.

Nous n’avons qu’une seule journée à consacrer à la découverte du parc et avons donc choisi de réaliser une journée d’excursion nous permettant de voir le parc côté mer mais aussi côté terre : un excellent compromis ! Nous aurions bien fait une sortie en kayak mais la température de l’eau est un peu fraîche à notre goût.

Nous rejoignons la ville de Kaiteriteri, ville de départ des bateaux ou taxis, et nous garons sur l’un des immenses parkings gratuits situés à son entrée. Nous y étions aux environs de 8h00 et ces derniers se remplissent plutôt rapidement car Abel Tasman est un endroit très touristique de la Nouvelle-Zélande.

À 9h00, nous embarquons à bord d’un bateau de la compagnie Sea Shuttle, qui effectue une navette quotidienne entre Kaiteriteri et Totaranui. Plusieurs options sont disponibles et nous avons choisi le Discoverer Day Option B [86 NZD par personne], que l’entreprise nous a offert.

Pendant 2 heures 30, nous longeons la côte, cheveux aux vents depuis le pont panoramique à 360° du bateau, nous permettant d’observer le littoral rocheux où pousse une flore très dense. Il y a également de nombreuses plages désertes où seuls des voiliers y sont amarrés.

Nous passons évidemment devant la fameuse roche nommée Apple Split Rock. Composée de granite, cette dernière est très intrigante de par sa forme : elle ressemble en effet à une pomme coupée en deux. Les explications de sa formation sont plurielles, certaines faisant appel à la science, d’autres à une légende Maori.

Non loin, sur les bords d’Adele Island, nous observons une colonie de phoques. Installés tranquillement sur les rochers, ces derniers sont très mignons à observer : surtout les bébés qui effectuent quelques glissades dans l’eau, plus au moins contrôlées.

Le bateau s’arrête dans les différentes baies pour laisser les passagers descendre, en fonction des tickets qu’ils ont réservés. Nous naviguons jusqu’à Totaranui puis le bateau fait demi-tour pour rejoindre Kaiteriteri. Nous en descendons à 11h30 à Medlands Beach.

De la plage, nous rejoignons le « Abdel Tasman Coast Track ». Ce chemin de randonnée est répertorié comme l’une des « Great Walks » : il s’agit de neuf randonnées d’exception qui permettent de découvrir à pied les paysages merveilleux de la Nouvelle-Zélande. Le sentier qui longe donc la côte du parc national Abel Tasman sur 54,40 kilomètres, en fait donc partie.

Nous n’en empruntons qu’une portion de 10,50 kilomètres menant de Medlands Beach à Anchorage Beach. Le chemin serpente à travers la flore dense que nous avions observée depuis l’eau et les fougères sont plus que nombreuses. La vue sur la mer et les plages sont également très agréables.

Nous croisons de nombreux randonneurs qui transportent sur leur dos leur bivouac mais nous rencontrons également de superbes petits oiseaux. Certains ne se montrent pas, à l’image du Tui, mais nous reconnaissons sans hésitation son chant caractéristique. D’autres sont très sociables et n’hésitent pas à s’approcher de nous, comme les Fantails : ces petits oiseaux ressemblent à des moineaux à la différence près qu’ils possèdent une queue en éventail.

Il existe deux chemins pour rejoindre Anchorage Bay mais le chemin le plus court ne peut être emprunté que lorsque la marée est basse. Nous prenons donc le second. Une portion du chemin passe également sur la plage, ce qui est plutôt original. Aucune difficulté sur ce trail familial car le chemin est bien délimité et très large.

Nous arrivons à destination 3 heures 30 plus tard après avoir fait un premier détour par Sandflies Bay et un second jusqu’à Cleopatra’s Pool. L’appellation du premier préserve le lieu des hordes de touristes qui n’osent s’y aventurer de peur de rencontrer ces insectes gênants, alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs : nous n’avons cependant pas pu descendre jusque sur le sable car la marée était haute. Le second ne valait, lui, pas l’arrêt car il s’agit d’une piscine naturelle trop fréquentée par les baigneurs.

En attendant le bateau qui doit nous récupérer lors de son dernier passage à 15h45, nous nous installons dans le sable et profitons des derniers rayons du soleil. Nous regagnons Kaiteriteri puis roulons en direction du même camping que la veille. Ce n’est pas que celui-ci nous ait enchantés mais il a le mérite d’être gratuit quand les autres des environs sont très chers. Nous nous installons pour dîner avant que la nuit ne tombe, heureux de cette très agréable journée et prêts pour la suivante !

By |2018-08-27T19:03:21+00:0027 août 2018|À la une, Nouvelle-Zélande|

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