Angkor

un site Unesco à l’épreuve du tourisme

Angkor est un site archéologique situé près de la ville de Siem Reap. Plus de 700 monuments, bouddhistes et hindouistes, sont dispersés à travers 400 kilomètres carré, au cœur de la végétation. Capitale de l’empire khmer [du IXème au XVème siècle], Angkor a été bâti au fil des siècles, chaque souverain y ayant ajouté sa pierre. Au déclin de l’empire, le site est abandonné et n’est redécouvert qu’au XIXème siècle, avant d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992.

Réflexion sur le site archéologique d’Angkor

Comment visiter Angkor ?

Pour commencer, il est important de faire le deuil de cette envie inassouvissable que nous avons tous : visiter les principaux temples d’Angkor seuls ! Effectivement, avec une moyenne de 6,027 pass vendus par jour en 2016, cela est tout à fait impossible. Par analogie, c’est comme se rendre un dimanche à Disneyland Paris et espérer qu’il n’y ait pas de file d’attente au Train de la Mine !

Au fond, ce que nous voulons tous réellement, c’est éviter les groupes. Ces groupes qui, peu importe leur nationalité, envahissent les lieux de leurs perches à selfies, leurs parapluies et leurs vêtements plus colorés les uns que les autres, comme pour être certains d’apparaître sur toutes nos photos. Ces mêmes groupes qui débarquent avec un guide et parlent fort.

Voici donc quelques règles simples, qui ne sont pas uniquement applicables au site d’Angkor :

→ Se lever tôt et commencer la visite dès l’ouverture du site [7h30 à présent pour l’ensemble des temples sauf Angkor Wat, Srassrang Phnom Bakheng et Pre Rup] ;
→ Profiter de la tranche horaire 12h00-14h00 pour visiter lorsque les groupes sont, eux, en train de manger ;
→ Se renseigner sur les circuits et programmes des tours organisés pour ne pas suivre le même itinéraire ;
→ Privilégier les temples secondaires : nous y avons souvent été moins de 10 personnes ;
→ Se préparer au fait qu’il y aura de toute façon beaucoup d’autres visiteurs. Ainsi, nous avons eu l’impression qu’il y en avait moins que dans notre imagination.

Définir un itinéraire

Avec ces quelques règles précédentes, il ne reste plus qu’à organiser un itinéraire en fonction du nombre de journées alloué à la visite du site. Attention, il convient de ne pas sous-estimer les distances de déplacements sur le site d’Angkor.

Il y a quatre temples principaux à Angkor [Angkor Wat, Bayon, Ta Prohm, Preah Khan] et deux circuits [le petit circuit et le grand circuit]. En une journée, il nous semble impossible de visiter l’ensemble des temples de ces deux circuits : à part de le faire au pas de course. En deux jours, cela nous semblent plus réalisable. Toutefois, nous ne pouvons que recommander, lorsque que l’on a du temps, d’effectuer la visite en trois journées, non consécutives. Cela nous a permis de répartir la visite des quatre temples principaux, d’aller à notre rythme en prenant le temps d’admirer chaque recoin et de ne pas être lassés à la fin de la journée.

Si c’était à refaire, nous referions exactement le même parcours car il nous a permis de réaliser une visite sereine, avec moins de 100 personnes en même temps que nous sur chaque temple [hormis à Angkor Wat]. Nous avons fait le choix de ne pas aller visiter les temples situés un peu plus loin, même s’ils étaient inclus dans le pass car il nous semble qu’il y a déjà assez de temples à admirer sur le site principal. Nous serons donc obligés de revenir !

Choisir un mode de transport

Le choix du mode de transport est important, il se sélectionne en fonction du temps disponible sur place. Voici les trois possibilités pour se déplacer sur le site d’Angkor pour un touriste individuel [l’option de la marche n’étant pas envisageable, à cause de l’éloignement du site de la ville de Siem Reap et de son étendue] :

→ Scooter ou scooter électrique
→ Tuk-tuk
→ Vélo

Le moyen de déplacement le moins cher, le plus flexible, mais aussi le plus sportif est le vélo. Il n’est pas nécessaire de louer un VTT, un vélo de ville est suffisant car ce sont des routes goudronnées tout au long du parcours. Il est très facile de louer un destrier d’acier dans le centre-ville de Siem Reap. Les hôtels et agences proposent majoritairement des vélos pour 2 à 3 USD les 24 heures. Nous avons réussi à en trouver pour 1 USD avec cadenas, au croisement des rues Oum Khun et Taphul [agence en face de la pharmacie]. Ils étaient en parfait état !

Acheter son ticket & Horaires d’ouverture

Cette information est importante à retenir : les guichets pour acheter les tickets ne se situent pas sur le site d’Angkor. Les bureaux ont été récemment déplacés au Street 60, Krong Siem Reap.

L’organisation est parfaite : les guichets sont répartis en fonction des différents pass vendus. Il existe trois pass qui donnent accès au site autant de fois que l’on souhaite par jour :

→ Pass 1 jour : 37 USD ;
→ Pass 3 jours : 62 USD, utilisable 3 jours [pas d’obligation de jours consécutifs] pendant 10 jours ;
→ Pass 7 jours : 72 USD utilisable 7 jours [pas d’obligation de jours consécutifs] pendant un mois.

Toutes les informations concernant les horaires de ventes des tickets, ainsi que les horaires d’ouverture des temples sont sur la photo ci-dessous :

Nous vous conseillons d’acheter votre ticket la veille pour le lendemain afin d’éviter de perdre du temps le jour de la visite. Attention, pour l’achat d’un « pass 1 jour » la veille, il faudra réaliser cet achat après 17h00 pour qu’il soit valable pour le lendemain.

Jour 1 : vendredi 8 décembre 2017

Angkor, jour 1

44 km

Nous quittons à vélo notre homestay à 6h45, avec notre petit-déjeuner à emporter au fond du panier. La température plutôt fraîche du matin nous ravit pour pédaler durant les seize kilomètres qui nous séparent du premier temple de notre liste : Preah Khan. Nous avions prévu d’y arriver quelques minutes avant son ouverture, à 7h30, mais avons réellement sous-estimé la distance à parcourir. Et c’est finalement tant mieux car cela nous permet d’effectuer notre première entrée sur le site archéologique d’Angkor via la porte ouest de Angkor Thom. Nous sommes seuls en pleine nature, sur ce chemin terreux : tout ce que nous imaginions de ce site !

Nous tombons instantanément sous le charme du temple Preah Khan et nous y passons un peu plus d’une heure. Signifiant « Épée Sacrée », il a été construit en 1191 pour célébrer la victoire sur les Chams. Nous déambulons dans ses corridors qui forment un plan en croix. Nous sommes impressionnés par cette construction : ses sculptures à même la pierre et son toit où les pierres s’enchevêtrent.

Trois kilomètres plus loin, se situe le temple Neak Pean, signifiant « le serpent enroulé ». Le temple se rejoint par une passerelle en bois traversant une étendue d’eau. Le monument principal est situé au milieu d’un bassin qui en alimentait à l’origine quatre autres, situés autour du premier. Si la visite est rapide, elle en vaut néanmoins le détour car les reflets de la pierre sur l’eau sont sublimes.

En vélo, nous nous faisons doubler rapidement par les tuk-tuks et les minibus effectuant le même circuit. Arrivés au temple Ta Som, nous prenons le temps de déguster notre petit-déjeuner à emporter avec pour décor, les quatre tours surmontées de visages de cet édifice. Sa particularité est sa tour sud sur laquelle un énorme ficus a pris racine.

À 12h00, nous arrivons tranquillement au temple East Mebon. L’attrait des différents temples du grand circuit est leur extrême diversité : ainsi, bien que nous les enchaînions, nous ne nous lassons pas de la visite ! Ce temple est un édifice hindouiste, dédié à Shiva et construit en l’honneur de la famille royale. Il possède plusieurs tours très bien conservées. Depuis le début de la matinée, nous avons été surpris de ne trouver que peu de visiteurs sur chaque temple. En effet, nous étions toujours moins d’une centaine. À partir de ce temple, la fréquentation a diminué pour passer à moins d’une cinquantaine de personnes.

Nous poursuivons vers le temple Pre Rup. Positionné sur le même axe que le temple précédent, il lui ressemble étrangement. La différence majeure est qu’il est construit en hauteur : les marches d’escaliers de tailles différentes permettent d’accéder au carré central où cinq tours sont érigées.

Nous longeons le bassin Sras Srang, qui serait un lieu idéal pour réaliser un pique-nique [il n’y a pas d’aire officielle sur le site], et atteignons pour 13h00 le Banteay Kdei. Ce temple est situé en pleine nature et a un charme fou aussi bien grâce à ses colonnes, formant de longs corridors le long de ses murs, que grâce à ses sculptures. Au milieu des deux cours intérieures, se situent des colonnes, appelées « perchoirs à oiseaux », dont le mystère de leur signification n’a pas été percé. Nous y découvrons également une statue de Bouddha, la seule que nous ayons vu en bon état depuis le début de notre visite ; ainsi que des cairns normalement visibles sur les chemins de randonnées en montagne.

Nous consacrons, enfin, une dernière heure à nous rendre rapidement sur les deux petits temples Bat Chum et Prasat Kravan. Toutefois, après les édifices précédents, ces derniers ne sont pas aussi impressionnants. Ils valent le détour car : nous y étions complètement seuls pour le premier ; et nous avons pu observer la mise en place d’une cérémonie privative sur le second.

Nous regagnons notre hôtel vers 15h00 après 38 kilomètres à vélo et sept heures de visites.

Jour 2 : samedi 9 décembre 2017

Angkor, jour 2

35 km

Aujourd’hui, nous avons décidé de partir à la découverte des temples en fin de matinée. À 11h00, nous enfourchons nos destriers d’acier pour une petite heure de route. Et comme onze kilomètres ne semblaient pas suffisants pour Benjamin, il nous a concocté un petit détour en se trompant de route. Sauf qu’à Angkor, une erreur de la sorte peut être fatale et ajouter un paquet de kilomètres au compteur final !

Nous commençons par le temple Ta Prohm, l’un des quatre temples principaux. Il s’agit sûrement, après Angkor Wat, du temple le plus connu car c’est dans ce décor que le film Tomb Raider, avec Angelina Jolie, a été tourné. Ce temple est tout simplement notre préféré et sur l’heure du déjeuner, nous avons eu la chance de pouvoir nous y aventurer sans foule pendant 1h30.

Les vraies stars ici sont les Tetrameles nudiflora, ces gigantesques arbres qui poussent par-dessus les édifices : nous avons l’impression qu’ils les engloutissent. Leurs racines courent le long des pierres, ce qui leur vaut le surnom de « serpent ».

À 13h30, une marée humaine débarque sur le temple : il est donc temps pour nous de nous éclipser pour rejoindre le temple Ta Keo. Ce temple est semblable au temple Pre Rup, visité la veille, à la différence près que sa construction n’a jamais été achevée. C’est pourquoi nous n’y trouvons ni sculptures, ni décorations : c’est un temple à l’état brut.

Nous poursuivons vers la Chapel of Hospital où nous nous retrouvons complètement seuls face à une petite tour au milieu de la végétation. L’arrêt est rapide mais le lieu est d’une paisibilité incontestable !

Sur notre route, se trouvent enfin deux temples se faisant face : le Chau Say Tevoda et le Thommanon. Le premier a été restauré de façon assez aléatoire, alors nous ne nous y attardons pas. Le second est quant à lui sublime.

Nous avons gardé Angkor Wat, le temple emblématique du complexe, pour la fin de la journée. Nous arrivons par son accès principal, la porte ouest, et apercevons enfin les cinq célèbres tours. Malgré notre excitation avant de découvrir ce lieu, nous ressentons une petite pointe de désappointement au cours de la visite, la première de ces deux fabuleuses journées.

En effet, nous faisons tous les efforts possibles pour faire abstraction de la foule, mais cela est une mission impossible.

Nous admirons les fresques de ses galeries avant de rejoindre son esplanade principale. Nous prenons ainsi la photo traditionnelle : les tours se reflétant dans l’eau. Celle-ci a beau exister des centaines de fois sur Google, elle n’en est pas moins sublime.

Le soleil décline et ses rayons viennent colorer la pierre d’une superbe luminosité : c’est à ce moment que notre fidèle appareil photo décide de rendre l’âme ! Il est donc temps pour nous de regagner notre hôtel avant la nuit tombée.

Jour 3 : lundi 11 décembre 2017

Angkor, jour 3

26.9 km

Après une journée de repos, nous repartons à la découverte des derniers temples que nous n’avons pas encore visités. Cette fois, nous prenons de la marge pour arriver en avance, avant 7h30 et l’ouverture des temples. Au programme : la visite d’Angkor Thom. Il s’agit de la cité royale, la dernière capitale du site archéologique d’Angkor, construite sous le règne du souverain Jayavarman VII [fin XIIème, début du XIIIème siècle]. Son nom signifie « grande cité » et il est possible de pénétrer dans l’enceinte de 9 km² par quatre portes, chacune ornée de quatre visages. Nous entrons par la porte sud et apprécions l’escorte des deux fois 54 statues.

Notre première étape est le temple Bayon, l’un des quatre principaux temples d’Angkor et le principal d’Angkor Thom. Il s’agit donc de l’un des plus fréquentés et nous avons parié qu’à l’ouverture, il y aurait moins de touristes.

À 7h15, nous sommes prêts et attendons que les gardiens donnent leur feu vert. Ces derniers nous permettent d’accéder au temple dix minutes plus tôt, à notre plus grand bonheur. Nous ne sommes qu’une vingtaine, donc, à fouler les pierres de l’allée principale. Pendant 30 minutes, nous découvrons le site quasiment seuls car les quelques visiteurs s’éparpillent dans les recoins et nombreux couloirs.

La luminosité du matin vient éclairer les fameux et si mystérieux visages : il y en aurait plus de 200. Ils seraient la représentation du roi Jayavarman VII dans sa forme divine. Nous sommes incapables de détacher notre regard de ces yeux, qui même clos semblent nous observer avec bienveillance : un temple qui nous a conquis !

Lorsque les groupes arrivent, nous partons en direction de Baphuon. Ce temple a lui aussi, une histoire riche. En effet, il a été construit, détruit puis reconstruit puis détérioré, pour enfin faire l’objet de rénovations à partir de 1995. Il est agréable de le rejoindre via une allée construite sur un ensemble de colonnes. À l’arrière du temple, le Bouddha couché est à ne pas manquer !

Au temple Baphuon, comme dans plusieurs autres temples, il y a un sens de visite. Ainsi, en quittant le temple, le visiteur est conduit à travers le sous-bois. Nous nous promenons sur le lieu de ce qui était autrefois, l’emplacement du Palais royal. Le chemin n’est que peu fréquenté et là encore, nous nous plaisons à imaginer ce qu’était la vie à Angkor Thom, des années auparavant. Nous croisons plusieurs portes et statues de Bouddha en pierre.

La suite de ce chemin nous amène jusqu’à la terrasse du roi lépreux, au nord de la terrasse des éléphants. La première doit son nom à une statue assimilée au roi Yasovarman, mort de la lèpre. Toutefois, cette statue est, dans une deuxième interprétation, assimilée au dieu des morts, Yama. Hormis son nom, ce qui fait la curiosité de la terrasse du roi lépreux est son ensemble impressionnant de bas-reliefs.

Enfin, la terrasse des éléphants possède des sculptures de ces mammifères assez incroyables.

Après avoir dégusté notre petit-déjeuner à emporter, nous souhaitons retenter une visite au temple d’Angkor Wat. En effet, nous ne voulons pas rester sur un premier ressenti mitigé. Lorsque nous y arrivons, les abords du temple nous paraissent moins fréquentés, plus de personnes semblent le quitter que le rejoindre. En pénétrant dans l’enceinte vers 11h00, notre première impression se confirme : la foule, croisée deux jours plus tôt, n’est plus ! Et tout d’un coup, nous avons une minute où nous nous retrouvons seuls face à l’édifice, complètement seuls. Un moment que nous n’aurions jamais osé espérer.

Nous pouvons ainsi déambuler calmement dans le lieu et cela change complètement l’expérience. Nous ne pouvons malheureusement pas monter au dernier étage, au niveau des tours, car l’accès est fermé ce jour.

Une bonne surprise qui nous permet de terminer notre séjour à Angkor en beauté ! Nous regagnons notre hôtel, pleins de souvenirs en tête. C’est certain, nous reviendrons à Angkor !

Quelques mots sur Siem Reap

Pour rejoindre Siem Reap depuis Phnom Penh, nous avons pris un bus pour 8 USD par personne. Ce trajet a duré cinq heures.

Nous avons réellement apprécié la ville de Siem Reap dont l’attraction principale est bien sûr Angkor, mais il existe une multitude d’autres temples à visiter aux alentours. Il est également possible d’y réaliser un cours de cuisine ou de visiter des villages flottants en se rendant jusqu’au Tonle Sap. Bref, il est possible d’y rester plusieurs jours s’en s’y ennuyer.

Son centre-ville n’est pas bien grand et se concentre autour du Old Market et de Pubstreet. Cette dernière est LA rue, rendue piétonnière le soir, où se trouvent tous les pubs et bars fréquentés uniquement par les touristes. Elle n’est pas difficile à trouver, il suffit de suivre les enseignes lumineuses multicolores. Nous y avons trouvé, grâce à Maëlle et Xavier, nos compagnons de route de la traversée de la frontière, la bière pression la moins chère du pays : 0.25 USD les 330 ml ! Elle se déguste au Temple Club, uniquement à l’étage ! La promotion n’en est faite que très discrètement.

Pour boire d’excellents cocktails, nous avons testé le « Old Wooden House ». Les cocktails signatures sont vendus 4.75 USD. L’atmosphère et la décoration du bar sont très agréables : il s’agit d’une ancienne maison familiale en bois.

Pour manger, il est intéressant de s’éloigner de ce quartier touristique pour trouver des prix plus abordables. Nous recommandons le « My Little Café » où nous avons dégusté du Lok Lak pour 2.50 USD. Attention, le service et la cuisine paniquent rapidement lorsque qu’il y a beaucoup de monde ou de grandes tables.

Comme partout en Asie, la nourriture de rue fait légion. L’éternel Banh Bao se vend 2,500 KHR et le jus de canne à sucre 2,000 KHR. Le combo parfait lorsque nous avons une petite faim en rentrant de la visite des temples.

Nous avons choisi de ne pas séjourner dans le centre-ville mais 2.6 kilomètres plus loin, sur la route d’Angkor. Ainsi, chaque matin, nous avons gagné quelques minutes précieuses de sommeil. Nous recommandons le « Community Homestay » : 11.50 EUR la nuit en chambre double et salle de bain privative avec petits-déjeuners inclus. Un bon rapport qualité prix, une chambre propre et un Wifi qui fonctionne.

By | 2018-01-21T10:35:57+00:00 22 décembre 2017|Cambodge|

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