Auckland à Wellington

à la découverte de l'île du nord

Jour 1 : vendredi 23 mars 2018

D’Auckland à Cathedral Cove

213 km

Après deux nuits passées à Auckland, il est temps pour nous de récupérer notre maison roulante pour les 26 prochains jours. Est compris dans notre réservation un transfert en taxi jusqu’au dépôt de l’entreprise Spaceship, que nous ne nous privons pas d’utiliser. Un simple coup de téléphone, grâce à notre toute nouvelle carte SIM, installée non sans difficultés, et nous voici à bord du taxi qui met une trentaine de minutes à atteindre notre destination.

Une fois passées en revue les formalités administratives, incluant le contrôle du permis de conduire de Benjamin [l’employée ne nous demande que le permis français mais nous avons tout de même le permis international], nous découvrons notre Rocket 2 Berth gris avec quelques 250,000 kilomètres au compteur. Sachant que le moteur a déjà été changé, nous serions curieux de savoir combien ce van a pu faire de traversées du pays ! Les employés nous font une rapide démonstration du véhicule puis nous laissent en compagnie de « Mystery Machine » : tous les vans de cette compagnie possèdent un nom permettant de les identifier. Nous le renommons « Big Willy » !

La conduite est plutôt aisée pour Benjamin qui a, à présent, l’habitude de conduire à gauche. Nous nous rendons directement dans un Pak’N’Save, la chaîne de supermarchés low cost du pays. Nous passons près d’une heure et trente minutes à arpenter les allées, afin de sélectionner des produits faciles à cuisiner dans un van mais aussi sains : il y a tellement de promotions que nous ne savons où donner de la tête.

À 12h00, les courses sont rangées dans les coffres du van et nous prenons la direction de notre première destination : la péninsule de Coromandel. Cela commence plutôt mal car, malgré le GPS « Maps.me » que nous utilisons hors ligne, je dirige Benjamin sur la mauvaise route : pourtant, j’ai progressé en orientation durant ces onze mois de voyage !

Il nous faut trois heures pour parcourir les quelques 180 kilomètres qui nous séparent de notre destination : le paysage nous enchante déjà avec ses vallons verdoyants et ses routes serpentantes, qui nous offrent des vues superbes. Après ce premier trajet, nous comprenons instantanément que nous allons devoir être vigilants car le temps de route indiqué par le GPS est un temps optimal, sans moutons qui traversent la route ou van qui s’essouffle dans les côtes.

La région des Coromandel nous apparait comme superbe et mériterait sûrement d’y faire plus qu’un bref arrêt. Cet après-midi, nous voulons voir Cathedral Cove, cette arche si emblématique aperçue dans le film Narnia, dont Benjamin n’a aucune idée de quoi il s’agit ! Pour cela, nous rejoignons la ville de Hahei. À l’entrée de cette dernière, un grand panneau stipule que nous devons nous garer sur le parking adjacent car il n’y en a pas plus loin : c’est archi-faux car un parking est disponible au bord de la plage et n’est pas payant, il s’agit d’une technique pour faire acheter un ticket de navette afin de rejoindre la plage. Il existe un second parking au bout de la rue Grange Road mais nous ne sommes pas certains qu’il le soit également.

Il est indiqué une heure et trentes minutes de promenade pour rejoindre Cathedral Cove, nous ne mettons que 35 minutes : la ballade est très aisée sur un chemin goudronné. Nous prenons plaisir à admirer le panorama magnifique avec d’un côté, des plaines d’un vert éclatant et de l’autre, une mer d’un bleu intense. La végétation est assez luxuriante lorsque nous passons en sous-bois et les fougères sont plus que nombreuses.

Nous arrivons ainsi sur la plage de Mares Leg Cove qui nous permet d’accéder à Cathedral Cove. Nous sommes à marée basse alors nous pouvons traverser sous l’arche pour rejoindre la plage de Cathedral Cove. Nous avions peur de rencontrer une foule de visiteurs dans ce lieu très visité, mais en cette fin d’après-midi, nous ne sommes pas très nombreux à fouler le sable fin et il n’est donc pas difficile de prendre en photo le lieu.

Certains courageux se baignent tandis que nous préférons nous tremper seulement les pieds dans l’eau fraîche, tout en observant l’érosion du rocher Te Hoho, qui se dresse fièrement.

Nous repartons en sens inverse pour regagner notre van et rejoindre notre premier camping. Il y en a plusieurs près de Cathedral Cove mais ces derniers sont hors de prix : nous faisons donc une trentaine de kilomètres en sens inverse pour atteindre le « Broken Hills Campsite ». Nous n’avons pas le temps d’aller jusqu’à Hot Water Beach.

Nous ne sommes plus dans la saison haute, les campings sont donc moins fréquentés à cette période, mais nous voulons arriver avant la nuit. En effet, nous n’avons qu’une seule batterie sur notre van et ne pouvons donc risquer de la décharger en allumant les lumières du van. Nous décidons alors de vivre au rythme du soleil : se coucher à 20h00 et se lever à 7h00.

Pour une première soirée, nous tâtonnons dans notre organisation mais nous nous régalons et profitons du calme des lieux : nous ne sommes que deux véhicules dans le camping.

13 NZD par pax dans une honesty box

En sous-bois, nombreux emplacements

Toilettes sales, robinet d’eau

Jour 2 : samedi 24 mars 2018

Hobbiton & Rotorua

246 km

Après une première nuit dans le van assez chaotique puisque nous avions mal monté le lit, nous prenons la route à 6h30, alors qu’il fait encore nuit noire. Au fil des kilomètres, nous observons le soleil se lever et le ciel se colorer de rose sur le paysage vallonné.

Nous avons un programme plutôt chargé ce matin et notre premier objectif est de prendre une douche : grâce à l’application « Campermate », nous dénichons une laverie automatique [Paeroa Laundromat] sur notre route, avec des douches à disposition. L’eau froide est gratuite et nous ne réussissons pas à faire fonctionner l’eau chaude à 4 NZD par personne pour 8 minutes. Le wifi est accessible gratuitement et nous pouvons faire recharger nos appareils électroniques.

Nous poursuivons notre route durant une heure pour arriver à Hobbiton. Cette activité est vraiment chère [82 NZD par personne] mais Benjamin, en fan du Seigneur des Anneaux, ne pouvait manquer ce lieu majeur. Nous avions pris soin de réserver deux places bien en amont et nous avions bien fait ! En arrivant, nous découvrons que les tours guidés sont complets jusqu’à 15h30. Impossible d’être en retard pour notre tour-guidé de 10h30 car les places sont revendues si les participants ne se présentent pas au minimum 5 minutes en avance.

La visite se fait obligatoirement avec un guide et un groupe d’une trentaine de personnes que nous rencontrons à bord du bus, qui doit nous emmener sur le lieu de tournage. Le paysage est vallonné, les moutons paissent : aucun doute n’est permis, nous sommes dans le Shire !

Le premier tour est à 9h00 et nous ne pouvons que recommander de prendre part à celui-ci car les groupes se suivent toutes les 10 à 30 minutes. Ainsi, en étant les premiers, aucun groupe n’est devant : il est donc plus aisé de prendre des photos sans touristes. Ces derniers sont nombreux, mais nous nous attendions vraiment à pire ! Nous avons beaucoup de chance car notre groupe est composé à moitié de chinois qui se sont perdus. Nous nous retrouvons donc à 15 personnes, ce qui nous permet d’en profiter pleinement. Ce qui est drôle, c’est que grâce à quelques simples questions, nous nous apercevons que la majorité des touristes ne connait pas du tout les films et vient ici car l’activité est prévue dans le voyage organisé.

La promenade dans le village dure deux heures et notre guide ne manque pas de nous raconter de nombreuses anecdotes sur les tournages. Benjamin est aux anges et nous apprécions d’autant plus la visite qu’elle est ensoleillée.

À la fin de la visite, nous avons le droit à 20 minutes de temps libre pour profiter d’une bière ou d’un verre de cidre au Green Dragon, qui n’est d’autre que le pub. Nous évoluons dans ce décor en dégustant notre breuvage. Nous avons réellement pris plaisir lors de cette activité et ne pouvons que la recommander aux fans de la trilogie, malgré son prix élevé.

En début d’après-midi, nous prenons la direction de Rotorua où il se met à pleuvoir. Depuis onze mois maintenant, nous n’avons pas quitté nos shorts : il serait judicieux d’y songer tant la température a baissé. Cela fait bien sûr rire Benjamin quand je lui répète toutes les cinq minutes : « j’ai froid » !

Nous poursuivons la tournée des Pack’N’Save du pays et en profitons pour nous y garer gratuitement, pendant que nous partons marcher en centre-ville. Nous allons jusqu’au musée, fermé, mais dont l’architecture vaut tout de même le détour. Ce bâtiment a été ouvert au public en 1908 et servait pour les cures thermales. Ce n’est qu’en 1969 qu’il est devenu musée. Une odeur d’œuf pourri, caractéristique du soufre, règne dans l’air : en effet, le « Sulphur Point » se trouve à proximité et attire nombreux touristes.

Nous nous rendons ensuite dans la Redwoods Forest. Attention, l’accès se fait uniquement via la route Tarawera Road et le parking est gratuit. Pendant une heure, nous randonnons entre les arbres éponymes dont la grandeur nous impressionne. Cet endroit est tout simplement incroyable et mérite réellement le détour : sur 55,000 hectares, il est possible d’effectuer une multitude de randonnées à pied, à vélo ou à cheval.

Nous n’hésitons pas à nous éloigner des axes principaux afin de profiter du calme, de respirer l’odeur du pin et d’écouter les bruits de la nature.

Nous n’oublions pas de remplir notre bidon d’eau de 20 L au robinet présent à côté du « I Site » avant de rejoindre notre camping. Ce dernier se situe au bord du lac Okaro : nous ne nous installons pas du côté du parking, là où tous les vans sont arrêtés, mais empruntons le chemin d’herbe quelques mètres plus loin. Ainsi, nous jouissons d’une vue superbe et n’avons pour seuls voisins, des canards.

8 NZD par pax dans une honesty box

Au bord d’un lac, quelques emplacements seulement

Accès gratuit

Pas de piscine, douches et toilettes seulement

Eau froide gratuite ; eau chaude à 4 NZD par personne pour 8 minutes

Jour 3 : dimanche 25 mars 2018

Wai-O-Tapu & Taupo Lake

70 km

C’est décidé, je sors le pantalon, l’écharpe et le coupe-vent car le soleil n’arrive pas à percer en cette heure matinale. Nous rangeons rapidement le van encore en tongs et je marche sur une abeille installée dans l’herbe : en vraie aventurière maintenant, je ne me plains pas !

Ce camping est idéalement situé, à seulement une dizaine de minutes du site géothermique et volcanique de Wai-O-Tapu que nous avons décidé de visiter aujourd’hui [32,50 NZD par pax ; coupon de 10% de réduction dans le magazine distribué à l’arrivée à l’aéroport]. Après notre ascension du volcan Ijen en Indonésie, nous sommes curieux de découvrir les bassins, célèbres pour leurs couleurs éclatantes, chacune correspondant à un minéral différent.

Nous arrivons à 8h10 et ne sommes donc qu’une dizaine à l’ouverture à 8h30. Ainsi, nous pouvons découvrir le site sans une foule d’individus bruyants. L’atmosphère, avec le temps brumeux et les fumées de soufre qui s’échappent du sol, est tout à fait mystérieuse.

Il existe trois parcours différents : le rouge, l’orange et le jaune. Nous décidons de réaliser les trois.

La visite débute et nous passons de bassins en bassins : nous sommes impressionnés par la diversité des cratères et cavités. Sur le parcours rouge, nous observons de la boue en ébullition ainsi que « l’artist’s palette » qui surplombe la fameuse « Champagne Pool. » Tel son nom, les couleurs s’entremêlent, créant un mélange impressionnant. Nous pouvons la traverser via une passerelle en bois. La « Champagne Pool » est le plus grand bassin de ce type dans la région, atteignant 65 mètres de diamètre et 62 de profondeur. Elle n’est que très peu visible ce matin à cause des vapeurs qui s’en échappent.

Nous marchons jusqu’au parcours jaune qui nous permet de marcher au cœur du paysage. Benjamin, tel un enfant, ne peut s’empêcher de se demander si l’eau que nous longeons est chaude. Sûrement à la vue des panneaux indiquant la température : il préfère cependant vérifier par lui-même en y mettant sa main…

Au bout du parcours jaune, nous observons le Lake Ngakoro puis rebroussons chemin. Sur la fin du trajet, nous retrouvons le chemin rouge, qui nous permet d’admirer plusieurs cratères très impressionnants : l’Inferno Crater et le Bird’s Nest. Ce n’est qu’à la sortie du site que nous découvrons l’un des bassins les plus populaires, avec la Champagne Pool : le Devil’s Bath. Sa couleur verte est tout à fait intéressante et résulte d’un mélange savant de minéraux.

Le temps indiqué pour les trois parcours cumulés est 75 minutes. Cela nous semble très court car nous mettons déjà une heure et trente minutes, en nous pressant, afin de pouvoir nous rendre à l’attraction [trop] touristique du Lady Knox Geyser, prévue à 10h15 tous les jours. Plus nous approchons de cette heure, plus le parc se vide. Il est ainsi nécessaire de sortir du parc et de reprendre notre van pour rejoindre le site du Geyser, quelques mètres plus loin. C’est donc ici que sont tous les visiteurs !

L’activité est intéressante car elle permet de voir un déclenchement artificiel,grâce à du savon, d’un geyser et d’observer ensuite la réaction naturelle, soit une explosion. Après coup, nous aurions préféré rester dans le parc et profiter encore des lieux sans visiteurs. En effet, ceux qui achètent leurs tickets avant 10h15, peuvent de nouveau accéder au parc après l’animation du geyser et cela, gratuitement. Nous en profitons pour refaire un second tour et cela n’a rien à voir avec la visite de ce matin : cela ne vaut vraiment pas le coup lorsque le site est bondé !

Vers 11h30, nous prenons la direction de Taupo Lake. Depuis deux jours que nous sommes partis, nous découvrons des paysages superbes tout au long de la route. Nous avions peur de nous lasser de rouler tous les jours : nous avions tort car chaque virage nous offre de nouvelles découvertes.

Le soleil perce enfin et plus nous nous éloignons de Wai-O-Tapu, plus le temps s’éclaircit, nous offrant une fin de journée incroyable : nous avons l’impression de vivre deux journées en une. Nous en profitons donc pour nous arrêter et petit-déjeuner sur une aire de repos. En effet, ces dernières sont situées au bord des routes, qui ne sont que des voies uniques à double de sens de circulation. Ainsi, nous n’y rencontrons que très peu de véhicules et cela nous permet de profiter du panorama.

Nous arrivons à Taupo Lake après une heure de route : il est donc tôt et décidons d’aller à la bibliothèque, pensant pouvoir y recharger nos appareils électroniques. Manque de chance, nous sommes dimanche, alors celle-ci est fermée ! Il y a de très nombreux parkings gratuits ici, où nous laissons notre van pour partir à la recherche de prises électriques. Nous rentrons dans tous les fast foods mais aucun n’en contient ! Penauds, nous rageons de perdre du temps ainsi. Cela nous a toutefois permis de découvrir le McDo de Taupo, faisant partie de la liste des dix « plus cools » au monde : il se situe dans un avion !

Nous nous mettons donc en quête d’un instrument qui nous semble indispensable : un inverter. Il s’agit d’un boîtier qui se branche à l’allume-cigare du véhicule et qui permet de transformer l’énergie de la batterie en courant. Ainsi, nous sommes capables de recharger notre ordinateur, notre appareil photo ainsi que notre GoPro pendant que nous roulons. Un investissement de 72 NZD pour un confort inestimable.

Nous nous installons au camping gratuit Reids Farm, réputé pour être plein de bonne heure. L’endroit est nettement moins charmant que les deux précédents mais nous n’avons pas prévu d’y passer la soirée car nous garons notre van et repartons à pied en direction du port. En chemin, nous nous arrêtons au point de vue à l’entrée de la ville.

À 17h00, nous embarquons pour deux heures de croisière en bateau sur le lac Taupo. Les compagnies sont nombreuses à proposer cette activité, dont l’objectif est d’aller admirer les Maori Rock Carvings, sculptures maoris réalisées entre 1876 et 1980 par quatre artistes. Nous naviguons sur le petit et charmant bateau de l’entreprise Ernest Kemp qui nous a offert l’activité [44 NZD par pax].

Cette dernière croisière de la journée permet de profiter des lumières de la fin d’après-midi et du coucher de soleil. Installés à la proue du navire, nous profitons de l’incroyable paysage qui s’offre à nous, tout en dégustant vin, bière, pizzas et gâteaux qui sont inclus. Au sud du lac, ce sont les sommets du parc national de Tongariro que nous voyons distinctivement : un seul mot nous vient en tête, « sublime » !

Nous arrivons devant les Maori Rock Carvings dont la principale mesure quatorze mètres. Si elles sont jolies à voir, elles ne sont finalement pas pour nous le point d’orgue de cette croisière car le paysage du lac Taupo leur a volé la vedette.

Nous rebroussons chemin en longeant la rive opposée à celle par laquelle nous sommes venus et regagnons le port à 19h00. Nous recommandons sans hésiter cette activité : le seul point désagréable est qu’il n’y avait pas assez de sièges pour tout le monde sur le bateau. Ainsi, nous avions constamment des gens debout devant nous, ce qui gâchait un peu la vue. Cette activité est souvent promue sur Bookme, ce qui permet d’avoir des réductions tarifaires.

Nous rentrons au camping à pied et nous couchons pour être en forme le lendemain.

Gratuit

Peu charmant et bruyant avec des vans qui arrivent encore dans la nuit

Toilettes et poubelles

Parfait pour rejoindre le port en 35 minutes à pied et Huka Falls

Jour 4 : lundi 26 mars 2018

Taupo Lake, en route vers Tongariro

90 km

C’est mon anniversaire et je me réveille sous les appels de ma famille, qui n’ont apparemment pas tous compris que la Nouvelle-Zélande n’était pas incluse dans leur forfait ! Leur opérateur s’en est, lui, souvenu pour eux !

Nous laissons notre van sur le parking du camping pour réaliser une randonnée d’une heure et trente minutes aller-retour sur le Redwood Trail. Ce chemin débute au camping et nous permet de rejoindre les Huka Falls.

La promenade est très facile sous les pins et au milieu de la végétation. Nous voyons également de très nombreux champignons, plus beaux les uns que les autres.

La grande majorité des touristes rejoint les Huka Falls par la route, nous ne croisons d’ailleurs personne sur le chemin pédestre. C’est le débit impressionnant des Huka Falls qui en fait une destination touristique majeure. En effet, ce sont plus de 220,000 litres d’eau qui se déversent ici chaque seconde. L’eau est également extrêmement claire, à la limite du bleu turquoise : ceci est dû à sa concentration en oxygène. De beaux points de vue depuis les rives permettent d’observer le déchaînement de l’eau : de 100 mètres de largeur, le fleuve se rétrécit à 15 à cet endroit !

Comme cadeau d’anniversaire, j’avais demandé une douche ! Cela peut sembler étonnant : pas tant que cela lorsque l’on expérimente de vivre dans un van ! Chose promise, chose due, nous nous rendons au Taupo Events Center [5 NZD par pax pour accéder aux vestiaires] où nous prenons une douche chaude et illimitée.

Nous passons une partie de l’après-midi installés au soleil dans le Riverside Park : après les trois premiers jours intenses, nous choisissons de nous détendre. De plus, il y a des bornes pour recharger les appareils électroniques et un point d’eau potable.

Benjamin m’emmène ensuite choisir un gâteau d’anniversaire avant de rouler vers notre prochain camping. Durant une heure, nous longeons la rive du lac Taupo, ce qui nous offre un point de vue différent sur le paysage de la région. Le ciel est très clair alors les sommets du parc national de Tongariro se rapprochent doucement, certains sont des volcans et nous voyons la fumée en sortir. Nous avons de la difficulté à réaliser que c’est dans cet ensemble que nous irons randonner le lendemain.

Il existe trois campings gratuits pour les véhicules non self-contained, tous les trois situés malheureusement le long de la route SH1, fermée ce soir. Nous empruntons donc la route SH46 pour nous arrêter au camping « Cross Roads », le moins cher du coin. Le lieu est très agréable car le terrain est immense à la lisière du bois et nous pouvons profiter d’une vue superbe sur les volcans.

Benjamin nous concocte un super dîner d’anniversaire, fait de hamburgers maison et il a même pensé aux bougies qu’il plante dans un délicieux cheesecake aux fraises.

20 NZD par véhicule

Grand terrain en lisière de forêt avec une belle vue sur le Tongariro

Toilettes odorantes

La propriétaire passe en début de soirée récupérer les paiements

Jour 5 : mardi 27 mars 2018

Tongariro Alpine Crossing

89 km

Les vitres du van sont complètement embuées avec la faible température à l’extérieur et il ne vaut d’ailleurs mieux pas sortir un bras de la couette, sous peine d’être frigorifié ! Nous sommes réveillés bien avant le réveil alors nous décidons de nous mettre en route pour aller nous garer sur le parking de Ketetahi Road, qui correspond à l’arrivée de la randonnée « Tongariro Alpine Crossing ». Il n’est que 7h00, nous sommes en basse saison et pourtant, ce parking est déjà complet. Des agents nous font donc nous garer en file indienne sur le bas-côté de la chaussée. Nous découvrons un peu plus tard que ce parking ne peut abriter qu’une trentaine de véhicules.

La randonnée « Tongariro Alpine Crossing » est considérée comme l’une des plus belles randonnées à la journée de Nouvelle-Zélande et elle est connue dans le monde entier. En 2016, ce sont 125,000 visiteurs qui ont foulé son sol alors que celle-ci n’est prévue que pour accueillir 600 touristes à la journée : les jours de pic d’activité, ce sont 3,000 marcheurs qui s’y succèdent. Hormis les questions environnementales de protection du site que cela suscite, les infrastructures d’accueil du public ne sont pas adaptées, en témoigne l’espace étroit des parkings et les toilettes portatives malodorantes.

Ainsi, le parking Mangatepopo, situé au départ de la randonnée, est à présent limité à 4h00 de stationnement et du personnel est là pour contrôler ! Ce trail n’est pas une boucle et il n’est pas envisageable de l’effectuer complètement et à la suite dans les deux sens : il est donc à présent impossible d’user de la technique de poser un véhicule au parking final et un véhicule au parking d’entrée pour ne pas payer le transfert en bus. Ainsi, nous avons réservé la veille, pour être certains que la météo allait permettre notre ascension, un transfert aller depuis le parking Ketetahi Road, jusqu’au départ du « Tongariro Alpine Crossing ». Nous avons payé 28 NZD par personne. Plusieurs compagnies proposent ce service avec des prix avoisinant les 35 NZD : le choix de l’une par rapport à l’autre n’a donc aucun intérêt. Certains choisissent d’effectuer l’aller-retour avec ce service de navette, ce qui permet de laisser son véhicule sur le parking de la compagnie.

Nous avons, nous, rendez-vous avec la compagnie Adventure HQ à 8h30. En haute-saison, nous serions sûrement partis plus tôt pour éviter la foule. À cette période, le temps a du mal à se lever et il fait plutôt froid. Nous avons donc préféré partir plus tard.

À 9h00, nous arrivons au départ de cette fameuse randonnée de 19,4 kilomètres, tout heureux. Il est affiché sur les panneaux directionnels 6 heures 20 pour l’effectuer d’un bout à l’autre, tandis qu’en moyenne, les visiteurs mettent plutôt entre 6 et 8 heures. Benjamin, lui, a prévu de la réaliser en 5 heures : autant dire qu’il adopte un rythme soutenu.

La première partie de la randonnée, du départ jusqu’à Soda Springs, est plate et donc très aisée : parfait donc pour l’échauffement. La végétation se compose de nombreuses fleurs violettes. Le brouillard nous entoure mais cela ne nous empêche pas d’avoir une bonne visibilité.

Arrivés à Soda Springs en 45 minutes, qui n’est autre qu’une cascade, nous poursuivons sur notre lancée et c’est à partir de ce moment que cela commence à grimper. Nous sommes partis à 1,120 mètres d’altitude et l’objectif est d’atteindre le sommet du Red Crater, à 1,886 mètres. Présenté comme ceci, le dénivelé semble très important. Toutefois, nous trouvons que la montée est plutôt progressive, alternant avec des zones de plat.

Le brouillard s’est densifié, nous cachant parfois complètement la visibilité : le vent est intense et les nuages sont très vite balayés, nous offrant quelques courtes fenêtres de visibilité. Nous avons du mal à évaluer notre progression, ne distinguant pas les sommets.

La dernière portion jusqu’au cratère grimpe fortement et les marcheurs mal chaussés ont de la difficulté à trouver leurs appuis dans un mélange de pierres et de sable. Nous arrivons sur une arrête et nous distinguons la couleur rouge du cratère : nous sommes donc arrivés après 1 heure 10 de marche supplémentaire.

Le vent souffle tellement qu’il déporte nos pas et je ne suis donc pas rassurée lorsque Benjamin s’approche du bord. Nous nous sommes faits à l’idée que le temps ne se dégagera pas et il fait bien trop froid pour que nous attendions ici, inactifs. Nous basculons donc de l’autre côté du cratère pour entamer la descente. Le sol est plutôt instable et très glissant : c’est d’ailleurs pour moi la partie la plus compliquée. Benjamin est retourné vers moi lorsque je le somme de regarder derrière lui : le brouillard est en train de se dissiper, laissant apparaître ce panorama tant convoité.

Les Emerald Lakes, le Blue Lake, les monts Ngauruhoe et Tongariro : tous sont de la partie. Après 15 minutes de descente, nous en passons cinquante supplémentaires à admirer le paysage et nous promener autour des lacs dans l’odeur de soufre. Pas de doutes possibles, nous sommes bien dans le Mordor : le royaume du méchant pour ceux qui n’auraient pas vu la trilogie du Seigneur des Anneaux. Petit conseil tout de même, si vous prévoyez un voyage en Nouvelle-Zélande, prenez le temps de découvrir les films pour ainsi vous amuser à reconnaître les paysages.

Nous descendons toujours plus jusque dans la caldeira où nous observons des coulées de lave séchée puis atteignons le Blue Lake. La vue sur le Red Crater est impressionnante : nous étions réellement tout là-haut ? Nous n’avons plus qu’à poursuivre et passer de l’autre côté de la vallée pour profiter d’une vue sur le lac Taupo qui ne nous quitte pas jusqu’à la fin du parcours.

La descente vers le parking Ketetahi est plutôt monotone et rude pour les genoux : nous préférons donc descendre en trottinant afin de contrôler au mieux nos appuis. Nous mettons 1 heure 10 à rejoindre Ketetahi Shelter, puis 1 heure 09 de plus pour atteindre le parking. Une partie de cette dernière portion se fait en sous-bois.

Après 5h19 [pause inclue], nous rejoignons le parking, puis comme si cela ne suffisait pas, il nous faut marcher un kilomètre supplémentaire pour atteindre notre van. Nous sommes ravis de cette randonnée mais avons tout de même une pointe de déception : nous nous attendions à trouver des chemins moins larges et balisés. Ce trek est une autoroute qui ne présente pas de difficultés majeures pour les habitués de la randonnée. Toutefois, lorsque l’on est débutant ou moins expérimenté, la gestion du dénivelé et l’endurance nécessaire pour tenir sur 19,4 kilomètres sont un challenge non négligeable. Nous recommandons d’effectuer la randonnée dans le sens prévu et non en sens inverse : chaussures adaptées obligatoires, pas d’eau disponible sur le parcours, quelques toilettes.

Nous roulons jusqu’à notre camping : celui-ci est perdu et nécessite un détour. Malgré sa gratuité, nous nous retrouvons seulement à quatre véhicules dans ce petit coin de paradis, au bord de la rivière. Il n’est que 16h30 lorsque nous y arrivons et pouvons ainsi profiter de l’endroit.

Benjamin se met dans l’idée de nous faire un feu : il ramasse donc du bois flotté dans le lit de la rivière et réussit sa mission avec brio. Ce soir, nous pouvons donc traîner dehors malgré la faible température : le feu nous éclaire et nous réchauffe. C’est idéal pour l’observation des étoiles : un moment magique et hors du temps, loin de la réalité. Ce qui nous ramène à la réalité toutefois, c’est lorsque Benjamin réussit à se faire piquer par une guêpe, qui s’est retrouvée coincée dans les draps du lit !

Gratuit

En pleine nature, au bord de l’eau

Toilettes et robinet d’eau

Jour 6 : mercredi 28 mars 2018

En route vers Wellington

227 km

Après les efforts d’hier, nous décidons de prendre une journée de repos. Nous commençons par ne pas nous lever aux aurores et relançons les braises du feu qui ne se sont pas éteintes. Ainsi, malgré la météo maussade, nous sommes au chaud pour le petit-déjeuner.

Nous devons descendre toujours plus au sud afin de rejoindre Wellington mais entre le parc national Tongariro et la capitale néo-zélandaise, il n’y a pas grand-chose à visiter sur la route. Comme nous ne sommes pas pressés, nous décidons de couper ce trajet en deux, évitant de faire les 300 kilomètres qui nous en séparent aujourd’hui. Le paysage qui encadre la voie est toujours vallonné et les moutons sont nombreux dans les prés. Parfois, ces derniers sont seulement une cinquantaine sur un terrain gigantesque et parfois, ils sont des milliers regroupés dans un tout petit bout de verdure. Lorsque nous nous arrêtons pour les observer, ils nous fixent avec insistance : c’est à vrai dire un peu angoissant !

Nous en profitons également pour dégoter de nouvelles bouteilles de gaz pour notre réchaud et prendre une douche à la piscine de Levin. La caissière nous donne gratuitement accès aux vestiaires qui sont propres et où l’eau est chaude. Si nous sommes propres, nos habits sentent, eux, toujours le feu de bois.

Le camping de ce soir est encore gratuit et se remplit rapidement. Le lieu est moins charmant que la veille mais nous y trouvons un arbre sous lequel abriter notre van. Ainsi, en cas de pluie, nous ne sommes pas mouillés. Autre astuce pour installer son campement : faire en sorte que le van soit droit, sinon il y en a toujours un qui roule dans le lit.

Gratuit

Terrain coincé entre la route et la forêt, proche d’un cours d’eau – promiscuité

Toilettes odorantes

Accès gratuit aux vestiaires

Piscine accessible pour 5.00 NZD par adulte

Douche chaude et illimitée

Jour 7 : jeudi 29 mars 2018

Wellington

85 km

Le ciel bleu revenu, nous parcourons les derniers kilomètres pour rejoindre Wellington. Il est assez compliqué de camper légalement avec un van non-self contained dans cette ville. Deux solutions s’offrent à nous : aller au « Belmont Regional Park » pour 6 NZD par personne mais ce camping est situé à 20 kilomètres du centre-ville et il est nécessaire de faire les allers-retours tout en ayant à payer le stationnement à Wellington ; ou se garer sur le « Barnett Street Car Park » situé au pied du musée Te Papa où il est possible de laisser son van la journée et la nuit pour 30 NZD les 24 heures. Nous sélectionnons cette seconde option et optons pour l’achat d’un premier pass de 12h00 à 14 NZD, puis d’un second : ce qui fait un montant total de 28 NZD, soit moins cher que le pass 24h00.

Le stationnement est payant à Wellington sauf les week-ends où des restrictions de temps de stationnement sont appliquées. Ces dernières sont indiquées par des panneaux de signalisation.

Nous laissons « Big Willy » sur le parking et filons au musée Te Papa, le musée qu’il ne faut apparemment pas louper lors d’une visite en Nouvelle-Zélande et en plus, il est gratuit ! Nous passons près de 4 heures à arpenter les différents étages et expositions.

Nous sommes conquis par l’exposition sur la première guerre mondiale : « Gallipoli : the scale of our war ». Cette dernière retrace le parcours des soldats néo-zélandais durant la première guerre mondiale. Il est intéressant de découvrir cet évènement historique raconté sous un angle différent de celui sous lequel il nous est enseigné en France. Si l’engouement du public est tel pour cette exposition, c’est que le « Anzac Day » ou la journée commémorative de l’Anzac [Australian and New Zealand Army Corps] est seulement dans quelques semaines, le 25 avril. L’exposition est très interactive et les imposantes statues de soldats qui ont marqué l’histoire, installées au cœur du musée, sont d’un extrême réalisme.

Nous apprécions également l’espace consacré aux changements de la Nouvelle-Zélande et l’impact de l’arrivée de l’Homme sur le territoire, aussi bien pour la faune et la flore. Ici, nous comprenons mieux pourquoi les contrôles pour entrer dans le pays sont si drastiques.

Nous poursuivons avec les expositions consacrées aux Maoris, à l’immigration ainsi qu’à l’art contemporain. Certaines galeries de ce dernier thème sont assez loufoques mais cela nous permet de monter jusqu’à la terrasse extérieure d’où nous avons une vue sur la ville.

Le reste de l’après-midi se déroule à la bibliothèque Central Library où nous pouvons nous installer au chaud : Wellington porte effectivement bien son surnom de « Windy City », la cité du vent. Nous profitons ici du wifi gratuit, disponible également dans tout le centre-ville.

Il est peu attrayant de cuisiner sur un parking, coincés entre deux camping-cars. Nous testons donc la promotion Dominos Pizza que nous voyons depuis l’Australie : 5 NZD la pizza, c’est du jamais vu. Nous sommes d’ailleurs très étonnés de découvrir que les fast-foods sont très peu chers en Nouvelle-Zélande, souvent même moins chers que d’acheter des produits bruts pour les cuisiner. Nous ne voudrions pas faire de rapprochement hasardeux mais l’obésité est, de son côté, également assez frappante et flagrante.

Il n’y a pas de toilettes sur le Barnett Street Car Park : jusqu’à 18h00, il est possible d’aller à celles du musée et jusqu’à 21h30, en semaine, à la bibliothèque Central Library. Cela nous fait donc faire une petite marche nocturne en bord de quais, nous permettant d’apprécier la vue sur le centre-ville illuminé.

Lorsque nous nous couchons, nous redécouvrons les bruits de la ville auxquels nous n’étions plus habitués depuis une semaine.

14 NZD par véhicule pour 12h00

Parking situé en plein centre-ville ; bruyant mais sécuritaire

Aucune toilette, seulement des poubelles

Parking du centre-ville le moins cher pour s’y garer en journée

Jour 8 : vendredi 30 mars 2018

Dernières heures sur l’île du nord

47 km

Nous avions prévu de prendre le premier ferry du matin mais au moment d’effectuer la réservation deux semaines plus tôt, nous nous étions aperçus que nous souhaitions voyager le vendredi du week-end de Pâques : il n’y avait donc plus que des places disponibles pour le ferry de l’après-midi.

Cela ne nous a pas posé problème et nous avons ajusté notre itinéraire en conséquence. Avec le temps dont nous disposions, nous aurions pu aller jusqu’aux Putangirua Pinnacles, situées à 117 kilomètres de là. Cependant, nous avons préféré passer tout notre temps à Wellington. Nous n’avions lu que des avis défavorables sur la capitale du pays, les voyageurs allant même jusqu’à écrire qu’un arrêt ici n’en valait pas la peine. Bien au contraire, nous avons eu un réel coup de cœur pour cet endroit.

Nous nous octroyons une marche matinale des plus agréables sous le soleil. En ce jour férié, les habitants profitent du calme des rues pour faire du sport ou se promener en famille. Nous marchons jusqu’à la plage appelée Oriental Beach : enfants, pêcheurs et kayakistes profitent du lieu. Nous nous perdons à contempler la vue sur les tours du centre-ville avant de marcher en sens inverse et rejoindre les quais aménagés pour les piétons et cyclistes.

Nous passons devant le port de plaisance avec ses cabanons aux portes de couleur bleue, les résidences immobilières avec vue ainsi que devant les anciens entrepôts reconvertis en bars.

Wellington ne ressemble en rien à ce que nous pourrions attendre d’une capitale et c’est sûrement cela qui nous charme. Entre mer et montagne, un contraste d’architecture, des espaces piétonniers : il n’est donc pas étonnant que la ville ait été primée plusieurs années pour son cadre de vie.

Nous reprenons notre van et roulons jusqu’au Botanic Garden. Il n’est pas aisé de trouver une place à proximité et il faut faire attention d’y accéder par la rue Tinakori Road pour être dans le sens de circulation du parking. Nous arrivons donc ainsi juste en face du Lady Norwood Rose Garden : les variétés de roses qui y sont plantées sont toutes plus belles les unes que les autres. Cet endroit est très fréquenté par les visiteurs de passage qui ne s’aventurent pas plus loin.

Les chemins de randonnées à travers la végétation sont plus qu’agréables et cela nous permet de profiter de la tranquillité et des vues sur la ville car le jardin botanique est situé sur ses hauteurs. Une carte des chemins est d’ailleurs disponible gratuitement.

Il est déjà l’heure de rejoindre le port afin de réaliser le check-in du ferry qui nous conduira sur l’île du Sud.

Nous avons été plus que conquis par les paysages de l’île du nord : si nous avions eu plus de 26 jours pour découvrir la Nouvelle-Zélande, nous aurions aimé consacrer plus de temps à cette île afin d’aller jusqu’à Hawke’s Bay et dans la péninsule de Northland.

By |2018-08-22T19:00:30+00:0014 août 2018|Nouvelle-Zélande|

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