Pokhara

entre lac et montagnes

Nous avons décidé de passer une semaine à Pokhara après notre trek dans les Annapurnas pour nous requinquer. Objectivement, il n’y a pas assez d’activités à faire pour y passer autant de temps : deux jours avant le départ en trek et trois jours après sont, selon nous, suffisants.

Jour 1, 2, 3, 4 : samedi 3 juin au mardi 6 juin 2017

Journées de récupération

27.8 km

Ces quatre journées ont toutes été construites sur le même emploi du temps : dodo, petit-déjeuner délicieux, repos, glace pour le goûter et promenade au bord du lac. Les seules variantes ont consisté à trouver un restaurant différent où dîner chaque soir.

Pour des petits prix et une qualité excellente : nous recommandons le Asian Tea House. Pour des petits prix et un très mauvais service : nous vous encourageons à aller au New Marwadi Restaurant. Pour déguster des momos : rendez-vous au Mo2’s Delight. Pour une atmosphère agréable, de la musique lounge et une vue sur le lac : le Bamboo Café est parfait. Enfin, pour profiter d’une atmosphère romantique et dévorez des burgers : le Maya Pub est le lieu idéal. Pour information, la bière Everest ou Nepali la moins chère que nous ayons trouvée est servie au Asian Tea House [250 roupies].

Et avec tout ça, nos courbatures ont disparu !

Jour 5 : mercredi 7 juin 2017

Visite du International Mountain Museum

12.7 km

Après une pluie torrentielle, nous partons en direction de l’International Mountain Museum. Celui-ci est un peu excentré de Lakeside mais le trajet peut tout à fait se faire à pied : après le trek de l’ABC, nous serions des petits rigolos si nous prenions un taxi pour nous y rendre. De plus, cela nous permet de nous enfoncer dans l’arrière de la ville, moins touristique et plus authentique : les enfants vont à l’école, les échoppes ne sont fréquentées que par les locaux, et certaines maisons sont encore en construction.

Après nous être acquittés du droit d’entrée [400 roupies par personne], nous découvrons un gigantesque hall dont les couleurs des structures métalliques ne sont pas sans nous rappeler le musée Beaubourg à Paris.

L’International Mountain Museum propose aux visiteurs de découvrir plusieurs aspects de la région des Himalayas. La première partie est consacrée aux tribus des montagnes présentées au travers de costumes traditionnels, photos, ustensiles et fiches explicatives détaillées.

La seconde partie s’attaque à la géologie : nous y découvrons comment la chaîne de l’Himalaya a été formée [suite à la dérive des continents et à la rencontre de la plaque indienne et de la plaque eurasienne]. Tous les ans, à cause de la pression toujours exercée par ces deux plaques, la chaîne grandit de 2 millimètres : ce qui est énorme et rend la zone si sensible aux séismes.

La troisième partie est consacrée à la faune et la flore de la région. Les animaux empaillés présentés font assez peur à voir !

La quatrième partie met en lumière le travail des alpinistes. Il est retracé l’histoire des premières ascensions des sommets de plus de 8,000 mètres. Nous sommes fascinés par l’ascension de l’Annapurna I réalisée par Maurice Herzog et Louis Lachenal le 3 juin 1950. Lettres et articles de journaux français sont présentés ainsi que la célèbre doudoune du premier homme dans laquelle il pose sur ses si célèbres photos : elle a l’air tellement fine pour de si faibles températures. Nous sommes surtout impressionnés que l’expédition soit partie au moment de la mousson !

La cinquième partie met un fort accent sur l’impact de la consommation des populations locales, du tourisme alpin et du réchauffement climatique sur la région.

La dernière partie correspond à une exposition de photos du Pokhara des années 1950.

Nous avons passé plusieurs heures dans ce lieu si riche en informations : une visite qui vaut largement le détour !

Avant de retourner à l’hôtel, nous partons en direction de la gare de bus touristique où nous réservons deux tickets pour notre prochaine destination. Nous passons le reste de la journée à écumer les différentes agences de parapente. Il s’agit d’une activité très fameuse à Pokhara et un des meilleurs endroits selon les amateurs pour pratiquer ce sport. Nous avons été très surpris de l’entente sur les prix passée par l’ensemble des agences de la ville. Sans concurrence, nous n’avons pu trouver des tarifs qui nous conviennent et surtout qui ne soient pas surévalués [12,000 roupies pour un vol de 30 minutes incluant transport, assurance et photos]. Sur Tripadvisor, dans les différents avis que nous avons pu lire, les tarifs payés étaient moins élevés. Peut-être est-ce dû à la basse-saison et l’arrivée de la mousson ?

Jour 6 : jeudi 8 juin 2017

Découverte de Pokhara et de ses environs en scooter

10.1 km

Nous louons un bolide rouge à la journée sur Lakeside [900 roupies] que nous renommons « Arjun ». Après avoir fait le plein [500 roupies d’essence pour 4,68 L] et constaté que le métier de pompiste n’a ici pas disparu, nous roulons 12 kilomètres pour atteindre la colline de Sarangkot.

La route cabossée serpente autour du vallon et « Arjun » commence à chauffer : bref, nous nous traînons ! Il ne nous reste que quelques marches à grimper pour atteindre le sommet de la colline [droit d’entrée de 50 roupies par personne] d’où nous avons une vue sur l’ensemble de la ville de Pokhara, son lac, son aéroport et ses habitations.

C’est un lieu de départ pour le parapente et ces derniers sont partout dans le ciel. Les visiteurs se rendent normalement à Sarangkot pour le lever du soleil afin d’admirer la vue sur les Annapurnas. Il est également possible de venir à pied depuis le lac par un chemin de randonnée.

Nous nous remettons en chemin et faisons une rencontre plutôt étonnante et improbable : un jeune indien, muni d’un appareil Reflex Canon dernier cri est en train de réaliser de nombreux clichés. Benjamin discute instantanément avec lui et nous apprenons qu’il s’agit du vainqueur du concours de photographie espoir 2016 organisé en Inde. Il nous improvise une séance photo sur les hauteurs de Pokhara dont voici quelques-uns de ses clichés. Shahrukh Khan [c’est son nom] est tellement gentil, que nous y prenons plaisir et rions devant les pauses qu’il nous fait adopter.

Nous vous invitons vivement à visiter sa page Facebook « SnapAngle » ainsi que son portfolio en ligne afin de découvrir son travail encourageant !

Notre carrière de mannequin terminée, nous poursuivons vers le vieux Pokhara que nous avons eu peine à débusquer. Nous ne sommes même pas encore certains qu’il s’agisse bien de ces rues. Néanmoins, nous nous promenons dans ce quartier si différent de Lakeside où les boutiques vendent de tout sauf des vêtements de treks !

Nous roulons en direction du Begnas Lake, situé à 15 kilomètres au sud-est de Pokhara. La route est caillouteuse et nous décollons régulièrement du siège. Le trafic est assez dense sans être trop important et nous réussissons à adopter la conduite à gauche et la règle du « je klaxonne lorsque je double ». La seule entorse au règlement que nous ayons faite fut de porter tous les deux un casque : normalement, seul le pilote doit en porter un, pas le passager ! Notre entraînement sur le circuit « Prairie Meuh Meuh » de Mario Kart nous a de plus permis d’éviter toutes les vaches présentes sur la route !

Le lac est plus sauvage, moins touristique et moins fréquenté que le lac Fewa au cœur de Pokhara. Il est possible de s’y baigner, de faire des tours de barques ou de marcher le long de la rive. Nous en profitons pour tester le snack népalais de prédilection : un mélange de riz soufflé, de pommes de terre, concombres, épices, piments, oignons et diverses graines, le tout arrosé de jus de citron et d’huile. C’est un délice, bien qu’un peu épicé !

Nous quittons le lac alors qu’il pleut encore quelques gouttes : nous avions trouvé refuge sous un abri de tôle. Nous sommes très surpris de nous faire arrêter à la sortie par une famille qui nous demande de payer des droits de sortie [50 roupies] d’une soi-disant aire de parking. Aucune mention n’en est faite nulle part et nous vous conseillons donc de vous garer quelques mètres en amont et de terminer le chemin à pied.

Nous retournons en direction de Pokhara et nous arrêtons au Devi’s Fall [30 roupies par personne]. Il s’agit d’une chute d’eau souterraine haute de 100 mètres de hauteur qui doit son nom au décès d’une femme suisse en 1961 dans ces eaux. Impossible d’observer grand-chose car le site est barricadé derrière des barrières métalliques : l’arrêt n’était donc pas nécessaire et nous n’y avons passé que quelques minutes.

Avant de rendre notre scooter, nous longeons les rives du lac jusqu’au nord. Nous sommes surpris d’y trouver une route de terre, une faune et une flore moins domptée que sur Lakeside, peu de constructions et une rive plus rurale. Le détour vaut vraiment le coup !

Jour 7 : vendredi 9 juin 2017

Promenade en barque et World Peace Pagoda

6.3 km

Sous un beau soleil, nous partons louer une barque pour passer la journée [1,000 roupies] sur le lac Fewa de Pokhara. Le vendeur a essayé de nous faire croire que nous devions payer un supplément pour des gilets de sauvetage obligatoires : des soi-disant contrôles seraient effectués par la police…

Nous peinons quelques minutes à nous coordonner avec les rames car je commence déjà par ramer à l’envers ! Benjamin prend les choses en main et nous voilà partis sur cette étendue si paisible et calme : que le paysage est beau depuis l’eau !

Au centre du lac se trouve un temple qu’il est possible d’atteindre uniquement par une embarcation flottante. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de monde sur ce tout petit espace terrestre. De plus, il faut apparemment payer pour y arrêter sa barque mais comme cela n’est pas stipulé clairement, nous n’avons pas envie de payer la taxe « touriste » comme la veille au parking du Begnas Lake.

Notre objectif est de rejoindre la rive opposée afin de grimper jusqu’à la World Peace Pagoda. Nous trouvons une plage déserte et y accrochons solidement notre barque à une grosse pierre : nous nous croirions presque être des Robinson Crusoé !

L’ascension via des escaliers en pierre est plutôt rapide à travers la forêt et nous permet d’avoir des points de vue assez impressionnant sur lac, Pokhara et la colline de Sarangkot que nous avons gravie hier.

La World Peace Pagoda est très similaire à celle de Lumbini : construite par le Japon, de couleur blanche et présentant des statues dorées à l’effigie de Bouddha. Nous en faisons le tour et reprenons le chemin inverse. Plusieurs sentiers mènent à la World Peace Pagoda dont un de plusieurs heures. Il est possible de traverser le lac dans un sens ou dans l’autre avec les services d’un rameur.

Notre barque n’a pas bougé et repartons sur les eaux chaudes et propres du lac où Benjamin en profite pour se tremper les jambes. Nous croisons pédalos, paddles et kayaks avant d’essuyer quelques gouttes et de rentrer à bon port. Mine de rien, ça muscle de ramer ! Surtout pour Benjamin qui porte notre expédition : je n’ai pas été d’une grande aide sur ce coup.

Nous faisons un dernier tour sur la rive de Lakeside et pour nous récompenser, nous dégustons une délicieuse glace de chez Scoopers. Demain, nous partirons pour Katmandou.

en un clin d’oeil…

Où dormir ?

KOTEE HOME

Classé #68/272 sur tripadvisor

18 € la nuit en chambre double avec salle de bain privative et petits-déjeuners inclus. Excellent petit-déjeuner !

Commentaire Tripadvisor

Où manger ?

En plus d’une semaine, nous avons pu tester plusieurs restaurants. Nous recommandons le Asian Tea House et le Mo2’s Delight pour des repas qualitatifs mais à petits budgets. Pour des dîners plus romantiques et cosy, le Maya Pub & Restaurant et le Bamboo Café sont idéals.

Comment s'occuper ?

International Mountain Museum
Parapente
Sarangkot
Vieux Pokhara
Begnas Lake
Barque sur le lac Fewa

Combien ça coûte ?

Bus Lumbini → Pokhara : 650 NPR
Glace : 130 NPR
Bière : 250 NPR
Eau 1L : 20 NPR
Snack de rue : 50 NPR
Bus Pokhara → Katmandou : 700 NPR
By | 2017-06-22T16:57:30+00:00 18 juin 2017|Népal|

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